Avancer mais à quel prix

L actualite retranscrite au quotidien vue par nos journaux

24 juillet 2008

Les nouveaux riches ...

idefix_1Bonjour,

Il n’est nullement question pour les petits salaires de s’enrichir plus que de raison sinon en travaillant plus et encore plus pour espérer vivre un peu mieux qu’il nous est permis aujourd’hui… et pendant ce temps, dans ce qu’il est convenu aujourd’hui de nommer le « clan » Sarkozy, nombreux sont ceux qui profitent des largesses qui leur sont permises d’engranger depuis son arrivée au pouvoir. A l’exemple du sieur Tapie, fin manœuvrier s’il en est et grande gueule devant le tout puissant, récompensé pour services rendus à celui qui ne cesse de répéter "qu’il ferait ce qu’il a dit" … mais que les quelques pour cent de français qui ont voté pour lui n’ont pas réellement entendu …   

Samie.

A l'issue de la procédure arbitrale, qui est survenue la semaine passée, Bernard Tapie devrait récupérer près de 100 millions d'euros sur les 395 millions que l'Etat devra débourser. Cette décision est triplement choquante. Sur le plan du droit, parce que l'Etat a eu recours à une procédure hors norme. Sur le plan financier, parce que les contribuables vont financer ce cadeau injustifié. Sur le plan politique, parce que Nicolas Sarkozy cherche à remettre en selle, à son profit, l'ancien ministre de François Mitterrand, sans doute dans la perspective de l'élection européenne.
Source : Médiapart.

Tapie prépare son exil en Suisse.

L’ancien ministre de Mitterrand - et aujourd’hui protégé de Sarkozy - est sur le point d’acheter une belle maison dans le canton de Vaud et souhaite s’y installer. Avec, à la clé, un forfait fiscal fort intéressant… Merci Sarko, au revoir Paris !

Redevenu riche par la grâce d’un tribunal arbitral aux ordres de Bercy, Bernard Tapie a déjà prévu de mettre de côté son pactole. Il va bientôt emménager, d’après nos informations, non loin du lac Léman, près de Prangins, dans la région de Nyon. Par ailleurs, il s’apprête à vendre l’hôtel particulier qu’il occupe depuis des années rue des Saint-Pères, à Paris. Là même où la juge Eva Joly était un jour venue le chercher avec les flics de la brigade financière. Trop de mauvais souvenirs !
Source : Backchich

Idefix

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23 juillet 2008

Heureux les simples d'esprit ...

idefix_1Bonjour,

Nicolas Sarkozy nous avait promis des réformes, nous croulons sous leur poids … Ah..ça, pour réformer il réforme. .. c’est même le roi de la réforme quand il ne se prend pas pour le Roi tout court. Cependant que de toutes les réformes mises en place, la plupart du temps en catimini, aucune ne correspond vraiment à l’attente du français soucieux de voir son porte-monnaie prendre des rondeurs prometteuses ! Celui-ci, après maintes réformettes et taxes improvisées à la sauvette, ayant plutôt tendance à déprimer qu’autre chose en ces temps d’inflations qui nous rendent pour le moins moroses. Pour celles et ceux qui n’avaient pas la moindre idée de ce qu’ils faisaient en votant pour monsieur Sarkozy, espérant de sa part de grands appétits, ils doivent être déçus à cette heure-ci. Ils ne pouvaient se douter que l’homme serait à ce point gourmand de pouvoir et ignorerait leurs bons vouloirs en ce qui concerne leurs achats, leurs émoluments comme leurs acquis sociaux devenus bientôt dérisoires. Aussi et parce que tout le monde doit savoir… il me plaît de raviver ici certaines mémoires et d’éclairer la lanterne de tous ceux qui souhaite voir comment dans un pays où la précarité se meut, quelques uns se prennent pour des Dieux. Une lecture qui en ravira certains, en blasera d’autres … mais une lecture en forme de plongeon dans un milieu dont on s’imagine qu’il fait des heureux !!!

Merci de prendre le temps de cette lecture.

Samie.

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
par Thierry Meyssan*

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.
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  19 juillet 2008

Depuis
Alma Ata (Kazakhstan)

Coups d’État de velours

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

   
Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

Source : Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

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[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

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22 juillet 2008

Ouvrir les yeux ...

gif_idefix_osBonjour,

Ouvrir les yeux est un acte qui demande beaucoup de courage… et les ouvrir à autrui plus encore ! Lui prouver quelque chose qu’il refuse de croire, et lui montrer une vérité qu’il refuse d’admettre n’est pas chose facile en vérité, surtout lorsque celui-ci est persuadé de sa raison, aveuglé par ses opinions ! Et pourtant, il suffit parfois de se rendre sur des sites tels que ceux de La Ligue des Droits de l’Homme pour faire de douloureux constats. En effet, comment imaginer qu’un homme comme le président de notre République peut exercer son pouvoir sans grand respect des valeurs républicaines en apportant une prééminence à la valeur travail au détriment des droits de l’Homme ! La réponse si elle existe est toute statistique tandis que sa côte de popularité grimpe ou baisse indifféremment selon qu’il se sera servi de nos émotions pour faire bouger le baromètre des instituts de sondages.

Bonne lecture à vous.

Samie.

Ligue des Droits de l'Homme
L'état des Droits de l'Homme en France sous Nicolas Sarkozy.
Un an après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, de nombreuses et graves atteintes sont portées quotidiennement aux libertés, aux droits sociaux et plus globalement à la démocratie française, estime la Ligue des Droits de l'Homme (LDH). Dans son rapport 2008 sur l'état des Droits de l'Homme en France, intitulé Une démocratie asphyxiée (Éditions de la Découverte), la LDH dresse un bilan particulièrement sombre de l'année écoulée et accuse l'actuel Président de la République d'être responsable d'un grave recul des droits humains fondamentaux dans notre pays.
La Ligue des Droits de l'Homme met notamment en cause la "monarchie élective" instaurée par Nicolas Sarkozy, ce dernier exerçant le pouvoir sans grand respect des valeurs républicaines. Une démocratie asphyxiée cite entre autres à titre d'illustation une déclaration de Rachida Dati qui en dit long sur la conception du pouvoir prévalant au plus haut sommet de l'Etat. Pour la ministre de la Justice, la Justice doit en effet être rendue "au nom de la légitimité suprême des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour restaurer l'autorité".
Que ce soit en matière d'Éducation (apprentissage dès le plus jeune âge, retrait des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire), d'Immigration (création d'un Ministère de "l'Identité nationale" à dominante xénophobe, intensification de la chasse aux sans-papiers, immigration choisie, tests ADN et autres discriminations contre les minorités étrangères), de Justice (restriction des droits de la défense, réforme de la carte judiciaire), de Police (soumission aux "exigences du chiffre", droits des citoyens de moins en moins respectés, escalade du "tout sécuritaire"), de Politique sociale (aggravation générale de la crise, remise en cause de la protection des salariés, nouveau contrat de travail, manque de concertation avec les syndicats, fichage systématisé de la population, système de délation imposé aux travailleurs sociaux), ou encore de Logement, de Santé ou d'Institutions, la Ligue des Droits de l'Homme pointe un grand nombre de dérives où Nicolas Sarkozy est intervenu de façon très dangereuse pour les libertés. Au final, l'actuel Chef de l'Etat, qui tire argument d'avoir fait baisser l'audience de l'extrème-droite en France, est en réalité selon la LDH en train de réaliser le programme de Jean-Marie Le Pen et du Front National.
Pour la Ligue des Droits de l'Homme, cette régression continuelle des libertés et du creusement des inégalités en France ne constitue d'ailleurs que la suite du programme entamé depuis 2002 par l'ex-Ministre de l'Intérieur dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin. Nicolas Sarkozy s'y était en effet déjà particulièrement illustré avec la mise en place d'un inquiétant arsenal législatif édicté sous son impulsion au nom de la lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine. Cela n'a pourtant pas apporté plus de sécurité puisque le nombre de délinquants a augmenté et que les risques d'attentats terroristes n'ont jamais été aussi élevés. En corrélation avec ce dernier point, la LDH n'hésite pas non plus à épingler durement la politique étrangère menée par Nicolas Sarkozy, toute teintée "d'atlantisme et d'ethnocentrisme" et plus soucieuse de signer des contrats de vente d'armes que de lutter pour les Droits de l'Homme dans le monde. La Ligue des Droits de l'Homme, dont les valeurs sont depuis toujours opposées au racisme, aux injustices et aux violences qu'incarne aujourd'hui Nicolas Sarkozy, estime que sa vision en la matière se résume au "choc des civilisations et à un complexe de supériorité".

Copyright © N. B. / La République des Lettres, mardi 06 mai 2008

Idefix

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21 juillet 2008

La cour des miracles ...

idefix_1Bonjour,

Il n'y a rien à ajouter à cette vision subliminale que seul-e-s quelques éclairé-e-s dans l'entourage de l'omniprésent président de la France et avec elle de l'UE ont de l'homme dont on dit qu'il fait des miracles. Une version du nouvel évangile selon Saint TSSPrimaire, apôtre d'Agoravox !

Samie.

Nicolas Sarkozy peut encercler ses ennemis. Tout seul.

Quand Nicolas Sarkozy pisse face au vent, le vent change de direction.

Nicolas Sarkozy peut claquer une porte fermée...

Nicolas Sarkozy a déjà compté jusqu’à l’infini. Deux fois.

Certaines personnes portent un pyjama Superman. Superman porte un pyjama Nicolas Sarkozy.

Jésus Christ est né en 1955 avant Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy ne porte pas de montre. Il décide de l’heure qu’il est.

Nicolas Sarkozy peut diviser par zéro.

Dieu a dit: que la lumière soit ! Et Nicolas Sarkozy répondit: On dit s’il vous plaît.

La seule chose qui arrive à la cheville de Nicolas Sarkozy.... c’est sa chaussette.

Quand Google ne trouve pas quelque chose, il demande à Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy fait pleurer les oignons

Les Suisses ne sont pas neutres, ils attendent de savoir de quel coté Nicolas Sarkozy se situe.

Nicolas Sarkozy sait parler le braille.

Il n’y a pas de théorie de l’évolution. Juste une liste d’espèces
que Nicolas Sarkozy autorise à survivre.

Nicolas Sarkozy et Superman ont fait un bras de fer, le perdant
devait mettre son slip par dessus son pantalon.

Un jour, au restaurant, Nicolas Sarkozy a commandé un steak. Et le steak a obéi.

Nicolas Sarkozy a un jour avalé un paquet entier de somnifères. Il a cligné des yeux.

Nicolas Sarkozy mesure son pouls sur l’échelle de Richter.

Nicolas Sarkozy connaît la dernière décimale de Pi.

Nicolas Sarkozy peut taguer le mur du son

Quand la tartine de Nicolas Sarkozy tombe, la confiture change de côté.

Dieu voulait créer l’univers en 10 jours. Nicolas Sarkozy lui en a donné 6.

Nicolas Sarkozy est capable de laisser un message avant le bip sonore.

Jésus a marché sur l’eau, mais Nicolas Sarkozy a marché sur Jésus.

Une larme de Nicolas Sarkozy peut guérir du cancer, malheureusement Nicolas Sarkozy ne pleure pas.

Quand Nicolas Sarkozy passe devant un miroir, il n’y a pas de reflet: il n’y a qu’un seul Nicolas Sarkozy.

Si Nicolas Sarkozy dort avec une lampe allumée, ce n’est pas parce qu’il a peur du noir mais parce que le noir a peur de lui.

Le calendrier de Nicolas Sarkozy passe du 31 mars au 2 avril. Personne ne fait de blague à Nicolas Sarkozy.

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18 juillet 2008

F-UE-UPM

idefix_1Bonjour,

Après avoir piétiné nos votes et s'apprêtant à faire de même avec celui des Irlandais, la présidence de l'Union Européenne, espère nous faire croire qu'elle est de bonne foi ... tandis qu'elle attente déjà à nos droits s'agissant de sa présidence pour la France ... peut-elle nous certifier qu'aucune atteinte aux droits humains ne sera faite tandis qu'elle s'entoure de chefs d'états pratiquant la torture, la répression des opposants, le musellement des libertés d’association et de la presse, la mise en place de législations liberticides d’exception qui sont le lot quotidien des populations du sud de la Méditerranée dans son projet d'UPM.

Samie

Idefix

L’Union pour la Méditerranée : un moyen de contourner les droits humains ?
11.07.2008
Communiqué de presse du 11 juillet 2008 - réf : SF 08 M 75

L’initiative d’une Union pour la Méditerranée (UPM), qui sera approuvée le 13 Juillet, pourrait entraîner une grave atteinte aux engagements de l’Union Européenne (UE) à soulever la question des droits humains dans toutes ses relations bilatérales.

Le projet actuel ne faisant aucune mention des droits humains, cela signifie que le renforcement de la coopération et du dialogue sera strictement établi sur des rapports commerciaux et financiers – contrairement aux mécanismes actuels qui incluent la dimension des droits humains.

«Ce projet a-t-il été créé afin de contourner les engagements pris en faveur des droits humains? L’absence totale de dispositions relatives aux droits humains laisse la question ouverte» a déclaré Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France.

«Si c’est le cas, nous ferons face à un précédent dangereux : non seulement les principes de base sur lesquels sont établies les relations de l’UE avec les pays tiers seront sapés, mais de plus, cela permet de mettre ostensiblement sur la touche la question des droits humains au nom des affaires» a-t-elle ajouté.

Dans une lettre adressée à la Présidence Française de l’UE (disponible sur www.amnesty-eu.org), Amnesty International exprime ses préoccupations et appelle à ce que les engagements de l’UE relatifs aux principes des droits humains soient renforcés dans le cadre de ses relations extérieures.

Pour toute information supplémentaire, commentaire ou entretien:

Amnesty International France:
Service Presse – Aurélie CHATELARD – 01.53.38.65.41/ 06.76.94.37.05

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17 juillet 2008

République des copains ...

g22bBonjour,

Le président "bling-bling" a refait surface et profité de la fête nationale pour décorer les sympathisants, artistes et autres adhérents à sa politique, qui, durant la campagne pour la présidentielle comme lors de sa profonde solitude ont contribué à faire son bonheur. Une preuve d’allégeance à l’égard du tout-puissant s’il en est; de l’émotion à vendre au bon peuple de France ayant voté pour lui, dans une République où les copains sont récompensés en priorité. Mais comme le disait Napoléon lui-même après avoir instituée la Légion d’Honneur en 1802, « c’est avec des hochets que l’on guide des hommes » … c’est ainsi qu’outre madame Ingrid Betancourt dont on ne peut que se féliciter de sa libération, furent promus Jaques Séguéla, artisan de la rencontre du président avec Carla Bruni et Nicole Choubrac, magistrate et artisan de son divorce d’avec Cécilia Sarkozy ! Cette haute distinction honorifique faite pour récompenser les mérites éminents militaires ou civils rendus à la nation n’aura jamais été aussi mal utilisée et dans un laps de temps très court que depuis la venue au pouvoir du président Sarkozy.
Comme le disait si bien le regretté Jean Yanne : « La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut les avoir. »

Samie.

Sarko décerne une Légion d'honneur pour divorce discret
Outre les people (Dany Boon, Ingrid Betancourt), la promotion du 14 juillet a également distingué des artisans : Jacques Séguéla - artisan de la rencontre de Sarkozy et Carla Bruni - et Nicole Choubrac, magistrate et artisan du divorce de Nicolas et Cécilia.

Betancourt : légion d'honneur sous les youyous!
par ZappeurLePost
Le président de la République a décoré hier Ingrid Betancourt. Du strict point de vue du code de la légion d‘honneur, rien ne vient justifier une telle distinction. Passons. Il y a bien longtemps que la rosette n'est plus grand chose d'autre qu'un « fatal insigne à la boutonnière », comme le chantait Brassens. La promotion de ce 14 juillet en livre encore une preuve flagrante.

Nicole Choubrac et Séguéla: de la rupture à la relance
Outre les inévitables people - Régine, Jean Reno, Dany Boon, André Glucksmann, Sonia Rykiel, Jacques Chancel - le président a inventé une catégorie plus iconoclaste «ceux qui m'ont aidé moi-même dans ma vie personnelle quand ça allait pas fort».
Ainsi de Jacques Séguéla, à l'origine, de la rencontre entre Nicolas et Carlita, élevé au grade d'officier. Le cas de Nicole Choubrac est encore plus singulier : présidente des juges aux affaires familiales du tribunal de Nanterre, elle s'est illustrée en octobre 2007… en se rendant à l'Elysée pour prononcer le divorce par consentement mutuel des époux Nicolas et Cécilia Sarkozy.

Une distinction qui couronne des années de service public
Cette magistrate spécialisée dans le divorce de personnalités s'était déjà occupé du divorce de la petite fille de Michèle Morgan et du fils de Richard Anthony, c'est dire. Nicolas Sarkozy a, selon Le Parisien, « apprécié le professionnalisme de cette femme affable (…). Mais aussi sa discrétion, à l'époque où tous les médias guettaient un acte officiel de séparation du couple ». La nouvelle médaillée se dit fière de porter son hochet à la boutonnière « parce que cela couronne des années de service public ». On n'en saurait douter.

Mardi 15 Juillet 2008 par Régis Soubrouillard pour el journal Marianne

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16 juillet 2008

Nucléaire ...

g22Bonjour,

Le nucléaire est une belle affaire pour celui qui se veut être pour quelques années encore le locataire de l’Elysée… Pas réfractaire du tout à l’idée de faire des sous à profusion avec ce poison qu’est cette énergie atomique, utilisée pour notre électricité. Le patron des patrons de la France entière, dont la charge présidentielle a été négociée un jour de Mai 2007, s’est mis en tête de voir rayonner la radioactivité ici et sous toutes les latitudes dans le monde entier.

Samie.

lundi 14 juillet 2008 (10h42) :
Greenpeace dénonce l’obsession nucléaire de Nicolas Sarkozy
3 commentaires
Paris, France — Greenpeace a dénoncé ce matin l’irresponsabilité de Nicolas Sarkozy en matière nucléaire, au lendemain d’une fuite radioactive au Tricastin et de l’annonce aberrante d’un second EPR en France, et en marge du sommet de l’Union pour la Méditerranée qui réunit à Paris une quarantaine de chefs d’État. Déjouant un imposant dispositif de sécurité, les militants de Greenpeace ont suspendu une immense banderole représentant le logo radioactif entre le premier et le deuxième étage de la Tour Eiffel, au centre des étoiles disposées sur le symbole national en l’honneur de la présidence française de l’Union européenne.

Sources : http://www.greenpeace.org/france/news/greenpeace-prend-d-assaut-la-t

EDF : 1 M.euros / jour - France culture : une émission sur les nomades du nucléaire.

Un documentaire de Laurent Salters et Rafik Zenine

En tout, ils sont vingt mille. Le grand public ne connaît pas leur existence. Ce sont les ouvriers de la sous-traitance dans le nucléaire. Ce sont eux qui nettoient les réacteurs des centrales lors « des arrêts de tranches », ces périodes ou les centrales s’arrêtent pour des missions d’entretiens. Cette population ouvrière travaille dans des conditions qui laissent rêveur. Soumis aux rayonnements radioactifs lors de leurs activités, ils subissent en plus une pression énorme. En effet, chaque journée d’arrêt de tranche d’une centrale coûte un million d’euros à EDF. Tout doit aller très vite. Les contraintes liées à la sous-traitance sont énormes. Certains d’entre eux sont nomades et se déplacent au gré des chantiers. Les doses radioactives ingérées sont importantes… Pour certains, le manque totale de transparence dans la sous-traitance pose de sérieux problèmes quant à la sécurité des centrales.

Avec :
Michel Lallier, chimiste et ex-syndicaliste CGT de la centrale de Chinon ; Dominique Huez, médecin du travail à la centrale de Chinon ;
un groupe d’ouvriers de la société Endell, qui nous décrit ses conditions de travail et en prime une visite dans la centrale de Civaux, la vitrine du nucléaire français.

Productrice coordonnatrice : Irène Omélianenko
Producteur délégué : Laurent Salters
Réalisation : Rafik Zenine

http://www.radiofrance.fr/chaines/f...

i11c

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15 juillet 2008

Que ne ferions-nous pas pour lui ...

g22bBonjour,

Pur produit de notre esprit, il règne sur le monde, il le fait tourner, jusqu’à le rendre fou parfois… Il est l’ami juré et le sujet de toutes discussions, parvenu depuis longtemps à la mesure véritable d'un rôle défini par l’homme pour lui régler son sort… il appartient à celui qui le possède, et qui n’est pas prêt de le lâcher. Le monde le tient dans la main, et il tient le monde sous sa coupe. Il est .. il est …
l'argent, ce produit qui nous ronge !!!

Samie.

Serge Dassault vomit sa haine des grévistes, des syndicats, des CDI, des fonctionnaires, etc.
Dassault, le vrai visage de l’UMP
Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s’est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d’institutions qu’il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non ?

« Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers », raconte Serge Dassault, les yeux brillants d’envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l’industriel et député UMP n’a pas le temps de rêver. Une mission importante l’attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».

« Les 35 heures, c’est le cancer de la France », répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu’il voit également les grèves comme des métastases : « pourquoi on fait la grève ? interroge le patron Serge Dassault. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l’entreprise ou parce qu’on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l’entreprise ? » Car Dassault est formel : « c’est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l’actionnaire. »

Sarkozy lui-même n’est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est « paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pôvre !

Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s’il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies « dès le premier jour. »

Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : « Il faut que les entreprises soient libres d’embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n’en ont pas. »

Les fonctionnaires ? Ce n’est pas 30 000 qu’il faut virer selon lui mais « 40 000, 50 000… Le Président Sarkozy n’a qu’à faire ce qu’il faut sans en parler. »

D’ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : « à quoi ça sert d’avoir des activités nationales ? »

Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c’est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n’est-ce pas ?

jeudi 10 juillet 2008 (19h10) :
http://bellaciao.org/fr

i11c

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14 juillet 2008

Entregent en France ...

i11cBonjour,

Le président du pouvoir d’achat et des Droits de l’Homme est à son plus au sommet pour défendre un projet qui lui tient à cœur… et qui, après l’UMP s’avère être l’UPM … en accueillant sur le sol de France des hommes de grande autorité, il nous convie à sa présidence. Entouré de majestés dont la mouvance influence le chef de notre état,  prêt à le célébrer le 14 Juillet, jour de notre fête nationale, en compagnie de "dictateurs" avec lesquels il fait alliance ... pour le bien-être de la France et des pays concernés.

Samie

Après Kadhafi, Assad, nouvel hôte encombrant de Sarkozy
Par Zineb Dryef | Rue89 | 12/07/2008 | 18H15
A son arrivée au pouvoir en 2000, le président syrien avait fait croire à une démocratisation de son pays. Espoir vite déçu.

Nicolas Sarkozy s'est fait le spécialiste de la réintégration des Etats voyous sur la scène internationale. Après le colonel Kadhafi cet hiver, c'est au tour de Bachar el-Assad, président de la Syrie, de fouler le tapis rouge élyséen, cette fois au nom de la paix au Proche-Orient.

La France a en effet fait savoir à ceux qui protestent contre sa venue à l'occasion du sommet de l'Union pour la Méditerranée, qu'en diplomatie, on ne pouvait "pas travailler qu'avec des démocrates".

A l'origine, Bachar el-Assad, n'était pas destiné à gouverner. Son père, Hafez el-Assad, président autoritaire du pays de 1970 à 2000, avait préparé son fils Bassel à la succession. En 1994, l'héritier se tue en voiture. Bachar, étudiant en ophtalmologie à Londres, rentre alors en Syrie et rejoint l'armée.

L'apprentissage politique dure six ans. A la mort de son père, il est élu président. Ses premiers mois au pouvoir font croire à la démocratie. Le pays connait un très réversible "printemps de Damas": les intellectuels ont la parole, des réunions en appartements (montada) sont organisées, la corruption est dénoncée, des manifestes et des pétitions circulent.

En 2001, une visite agitée en France

Dès l'automne 2001, des emprisonnements de journalistes ou d'intellectuels mettent fin aux espoirs de démocratie. Le régime de Bachar el-Assad est rapidement devenu ultra-répressif et opaque. Ses apparitions et discours publics sont rares mais mémorables. L'homme à la tête d'oiseau dérape régulièrement, et avec fracas.

La même année, juste avant sa dernière visite officielle en France, Bachar el-Assad déclare que le racisme israëlien était pire que le nazisme. Reçu à la mairie de Paris par Bertrand Delanoë, le chef d'Etat se fait huer par des élus brandissant des pancartes "antisémite". Le maire de Paris prend soin de faire un discours dénonçant l'antisémitisme "d'où qu'il vienne".

L'assassinat de Rafic Hariri marque la rupture avec Chirac

Depuis, les relations franco-syriennes se sont considérablement rafraîchies. Notamment vers la fin du mandat de Jacques Chirac. Entre les deux hommes, c'était pourtant bien parti. Il était même le seul chef d'Etat occidental à se rendre aux funérailles du Vieux Lion, en 2000. Christophe Boltanski et Eric Aeschiman dans leur livre "Chirac d'Arabie" (éd. Grasset), racontent même cette anecdote:

"Pendant la cérémonie, il serre longuement la main de Bachar: 'J'avais de l'estime pour votre père. Je viens aujourd'hui vous offrir mon amitié.' "

En 2001, Bachar Al-Assad était reçu reçu avec tous les honneurs à l'Elysée:

Depuis, le jeu trouble de la Syrie au Liban a définitivement ruiné ses relations avec la France. Jacques Chirac accuse Damas d’être responsable de l'assassinat de son ami l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005 (famille propriétaire de l'appartement parisien où il réside depuis mai 2007).

L'ex-président a déclaré qu’il n’assisterait pas au défilé du 14 juillet: le président syrien doit en effet être installé à la tribune d'honneur.

En 2005, quelques semaines après la mort de Rafik Hariri, une résolution de l'ONU a ordonné le retrait militaire syrien du Liban -occupé depuis 1975. Mais les attentats qui continuent d'endeuiller le pays sont attribués aux services syriens. Le soutien -notamment financier- assumé au Hezbollah est également reproché à Bachar el-Assad. De ce mouvement armé, qualifié de "terroriste" par Nicolas Sarkozy, le président syrien a dit, il y a quelques jours:

"Quand il y aura une paix véritable au Liban, en Syrie et dans les Territoires palestiniens, il n'y aura plus de raison de porter les armes."

Bachar el-Assad fait fuir les fidèles du 14 juillet

Ce soutien au Hezbollah explique le mouvement d'humeur des casques bleus, appelés à défiler sur les Champs-Elysées le 14 juillet. Le président de l'association internationale des casques bleus, Laurent Attar-Bayrou, avait déclaré à la fin du mois de juin que la présence du syrien constituerait "un scandale" et "une atteinte à la mémoire" des soldats français, tués en 1983 dans l'attentat du Drakkar, à Beyrouth au Liban. Attribué au Hezbollah, cet attentat a tué 58 soldats.

L'attaque a d'abord été revendiquée par un mouvement islamiste. La thèse du camion-suicide, retenue, est controversée. Une charge explosive aurait été laissée sous l'immeuble du contingent français:

Arrivé à Paris ce samedi, BachareAl-Assad doit rencontrer le président libanais, Michel Sleiman et apercevoir Ehoud Olmert. Nicolas Sarkozy souhaite ainsi une reprise de la diplomatie entre Beyrouth et Damas puis entre Damas et Israël. Pour les négociations et la photo de réconciliation, il faudra repasser.

Bachar el-Assad a fait savoir que négocier avec Israël "n'est pas comme prendre le thé". Peu attaché aux symboles, il a fait remarquer à des journalistes que sans préparation, une telle rencontre n'était pas envisageable: "Se contenter d'envoyer des signaux sans vrai résultat n'a pas de sens".

Et pour donner des gages de bonne volonté à cette fameuse "scène internationale" qu'il "réintègre", Bachar el-Assad a fait observer que "le processus de démocratisation a été ralenti du fait de l'isolement international de la Syrie, qui l'a obligée à modifier ses priorités."

Le président syrien s'est également déclaré pleinement satisfait de la méthode de politique étrangère réaliste menée par Nicolas Sarkozy. Plus de six mois après le retour de la Libye "dans le jeu international" par la grâce de Nicolas Sarkozy, nul écho pourtant d'un quelconque "printemps de Tripoli".

Idefix

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12 juillet 2008

g22bBon week à vous...

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