30 juin 2008
Sauver l'hôpital public ...
L’hôpital public ne doit pas devenir une "entreprise"
mardi 24 juin 2008
La commission sur l’hôpital public conduite par le sénateur Larcher a fait, dans un rapport remis récemment au président de la République, une description pertinente des difficultés rencontrées par l’hôpital public. Hélas ! la commission n’a pas fait le bon diagnostic : ce dont souffre d’abord l’hôpital, c’est de la remise en cause du service public au profit de l’activité privée à but lucratif. Le rapport Larcher souligne, très justement, les rigidités de la gestion humaine aussi bien que financière des hôpitaux publics, l’empilement des structures débouchant sur un "mille-feuille bureaucratique" à la française, écrasant de tâches administratives les équipes soignantes qui sont pourtant la raison d’être de l’hôpital.
Le remède proposé tient en quelques mesures, qui, quelles que soient les intentions des membres de la commission, nous semblent de nature à aggraver la situation actuelle des hôpitaux : création de communautés hospitalières territoriales (CHT), coquilles vides que chaque département ou région devra remplir, laissant craindre un retrait du service public ; obligation de "quotas d’activité sans dépassements d’honoraires" qui ne garantit pas le droit d’accès à des soins correctement remboursés ; volonté de n’avoir "qu’un seul patron" à l’hôpital, le directeur, embauché possiblement sous statut privé ; paiement des médecins hospitaliers à l’acte et intéressement aux bénéfices. En filigrane, une vision essentiellement comptable de l’hôpital public, dont la principale finalité serait la rentabilité financière.
La publication du rapport Larcher intervient dans un contexte de déficit de la Sécurité sociale. Et nul ne contestera que la rationalisation des soins et de la gestion hospitalière doit être améliorée pour limiter le gaspillage. Mais le fameux "trou de la Sécu" s’explique avant tout par la diminution des revenus de la Sécurité sociale et par l’augmentation des dépenses due au vieillissement de la population et à l’accroissement des maladies chroniques dont la prise en charge est sans cesse plus coûteuse. Au-delà des économies réalisables, reste à savoir si nous sommes prêts à payer plus pour garder un système de santé financé par la solidarité.
La réforme de l’hôpital se développe sous la bannière "hôpital entreprise". Nous pensons qu’il est urgent de s’inquiéter de cette fausse bonne idée de rentabilité obligée de l’hôpital public. L’idée qu’un hôpital public se doit avant tout d’être rentable nous semble en effet reposer sur deux erreurs : l’une conceptuelle, l’autre éthique. Le système de santé français est fondé avant tout sur un principe de solidarité. Ainsi chaque personne peut être prise en charge dans un hôpital public et y recevoir des soins de qualité sans supporter des coûts (en dehors du forfait hospitalier) qui rendraient cette prise en charge impossible. Faire d’un hôpital une entreprise "rentable" consisterait à ce qu’il coûte plus à la Sécurité sociale qu’il ne dépense.
Par ailleurs, vouloir faire des hôpitaux publics des entreprises "rentables" conduira l’hôpital à privilégier la prise en charge des patients "valorisants financièrement" qui intéressent en priorité les établissements à but lucratif. L’orientation des autres est déjà un problème quotidien. Les exemples ne manquent pas : entre un patient victime d’une fracture simple, et par ailleurs en bonne santé, et un sujet porteur de nombreuses pathologies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou rénale...) ou un sujet âgé en situation de perte d’autonomie (incontinence, démence, grabatisation...) et atteint d’une affection non curable, le "choix" de la rentabilité sera vite fait.
Ce scénario catastrophe est la principale conséquence de la tarification à l’activité (dite T2A) qui a pour principe de financer l’hôpital en fonction des actes médicaux qui y sont réalisés. En première analyse, il n’y aurait là rien d’anormal si la codification des actes prenait réellement en compte l’activité de l’hôpital public dans son ensemble. Or c’est loin d’être le cas : ni les admissions en urgence (qui coûtent 60 % de plus que les admissions programmées), ni les admissions des patients précaires (qui coûtent 30 % de plus que l’admission des patients non précaires), ni la gravité et la spécificité de la prise en charge des malades chroniques (en particulier l’éducation thérapeutique), ni l’activité de recours qui est celle de nombreux centres référents de grands hôpitaux, ni la formation professionnelle continue, ni la permanence des soins nécessitant d’avoir à tout moment des lits libres, en particulier en pédiatrie et en réanimation, ne sont pris à ce jour en compte par la tarification T2A.
Les missions de service public découpées dans un catalogue à la Prévert ne sont financées qu’à hauteur de 12 % du budget hospitalier. Le prétendu déficit des hôpitaux dépassant 350 millions d’euros a donc été programmé par cette sous-estimation délibérée des coûts.
Suivant cette logique, le retour à l’équilibre des hôpitaux nécessiterait la suppression de 20 000 emplois. Pour faire appliquer cette politique d’"hôpital entreprise" et de rentabilité financière a été mise en place une "nouvelle gouvernance". Le dernier avatar de cette "nouvelle gouvernance" est clair : l’hôpital a été organisé en pôles, le plus souvent sans réel projet médical, chaque pôle étant responsable de son budget et devant rendre compte de son activité et de ses dépenses à la direction de l’hôpital. Cette gouvernance nouvelle consiste en pratique à faire endosser par les médecins la politique de restriction budgétaire, et ainsi le choix d’une médecine plus "rentable", avec quatre conséquences graves : le "productivisme", la sélection des patients, la réduction de personnel et la fin de la complémentarité entre cliniques privées et hôpital public, au profit de la concurrence.
Pour sauver l’hôpital public, il faut d’abord renoncer à un financement identique entre le secteur public et privé à but non lucratif d’une part, et le secteur à but lucratif d’autre part (la prétendue "convergence publique/privé") dans la mesure où ni les missions ni la structure de coûts ne sont pour l’essentiel comparables. Il ne faut pas introduire le paiement à l’acte et l’intéressement aux bénéfices, qui créeront des conflits d’intérêts et entraveront le travail d’équipe. Il ne faut pas que se généralisent et s’amplifient les dépassements d’honoraires, qui préparent l’entrée des assurances privées dans le système de santé. Notre système solidaire serait alors remplacé par un système mixte, où chacun s’assurerait en fonction de ses moyens, un système non pas à deux, mais à dix vitesses.
Marie-Germaine Bousser, professeur de neurologie à Lariboisière, Paris ; Bruno Devergie, praticien hospitalier à Creil ; Alain Gaudric, professeur d’ophtalmologie à Lariboisière, Paris ; Bernard Godeau, professeur de médecine interne à Henri-Mondor, Créteil ; André Grimaldi, professeur de diabétologie à La Pitié- Salpêtrière, Paris ; Gisèle Horoau, cadre supérieur de santé à La Pitié-Salpêtrière, Paris ; Thomas Papo, professeur de médecine interne à Bichat, Paris ; Gilles Pialoux, professeur d’infectiologie à Tenon, Paris, José Timsit, professeur de diabétologie à Cochin, Paris ; Jean-Paul Vernant, professeur d’hématologie à La Pitié-Salpêtrière, Paris ; Dominique Vincenzi, cadre supérieur de santé à Cochin, Paris ; Pierre Volovitch, économiste de santé.
Site Internet : http://www.appel-sauver-hopital.fr.
Point de vue
LE MONDE |
27 juin 2008
Avancer mais à quel prix ...
Il nous avait annoncé de grands changements … ceux-là, se mettent en place vite en frappant fort … à l’annonce d’une seule voix… la sienne !
Dès Janvier 2008, se mettaient en place de nouvelles franchises sur des soins qui frappent principalement les malades … à cette date déjà, les syndicats de médecin nous avertissaient de ce grand chantier que met en place le gouvernement avec à sa tête le premier d’entre nous. Les mois passent et les annonces tombent les unes après les autres pour faire le malheur des plus faibles. Quand l’assurance maladie se porte mal, l’hôpital public trinque et les malades paient. La solidarité s’essouffle oppressée par des réformes plus gestionnaires que médicales, accélérées depuis quelques mois par un seul homme, au détriment de nombreux patients qui ne sont pas « rentables » et nous entraînant toutes et tous à craindre le pire pour notre système de santé.
Samie.
Au premier janvier 2008 se mettent en place de nouvelles franchises sur les soins Celles-ci font frapper plus vite les plus malades. L’année 2008 va être une année de tous les dangers pour le financement solidaire des soins et pour celui de la dépendance : le gouvernement a annoncé pour le premier semestre 2008 un grand chantier sur le financement de l’Assurance maladie. La première étape de ce chantier est en cours : ce sont les Etats Généraux sur l’Organisation des Soins, EGOS.
Ce chantier pourrait aboutir à terme :
à la suppression de la prise en charge à 100 % dans le cadre des Affections de Longue Durée (ALD),
à la mise en place d’un bouclier dit « sanitaire » (c’est-à-dire d’un reste à charge pour chaque patient qui pourrait être de 800 euros par an),
à la généralisation des dépassements d’honoraires médicaux,
à de nouvelles restrictions de moyens pour l’hôpital public.
Le gouvernement a également annoncé pour 2008 un projet de loi sur la prise en charge de la dépendance avec la mise en place d’une 5e branche de la « protection sociale », mais qui ne relèvera pas du même type de financement que les autres branches de la Sécurité sociale et renverra pour une part au financement par les citoyens et les assurances complémentaires.
Seule la mobilisation de tous les citoyens : assurés, patients et soignants pourra permettre la défense du principe de solidarité à la base de notre système d’Assurance maladie
Le montant des nouvelles franchises sur les soins votées dans les députés et sénateurs a été fixé par le décret du 26 décembre 2007 et s’applique à compter du 1er janvier 2008.
_ Il s’agit de nouvelles sommes non remboursées par l’Assurance maladie.
_ Comme les franchises précédentes, elles concernent tous les assurés sociaux : sauf les femmes enceintes (à partir du 6e mois), les enfants de moins de 16 ans et les patients bénéficiaires de la CMU. Elles s’appliquent donc aux patients en Affection de longue durée (ALD), en accident du travail et en maladie professionnelle.
Elles concernent :
- les remboursements de tous les médicaments : 0,50 euros par boîte, sans aucun plafonnement journalier,
- les actes paramédicaux : infirmiers, kinés, orthoptistes, orthophonistes, pédicures : 0,50 euros par acte ( par ex pour un passage infirmier le même jour : 0,50 pour l’injection, 0,50 pour le pansement, 0.50 pour la toilette…) plafonné à 2 euros par jour,
- les transports sanitaires : 2 euros par trajet plafonné à 4 euros par jour.
_ Le plafond annuel de ces nouvelles franchises est de 50 euros par assuré.
Elles s’ajoutent aux franchises votées en août 2004 et dont le plafond a été augmenté en juillet 2007 :
- 1 euro par acte médical (consultations et radiologie) plafonné à 4 euros par jour,
- 1 euro par acte de biologie (c’est-à-dire par ligne d’examen : ex : glycémie : 1 euro, bilan lipidique : 1 euro) plafonné à 4 euros par jour.
_ Le plafond annuel de ces premières franchises étant de 50 euros par assuré, cela fait 100 euros par an pour l’ensemble de ces franchises. En sachant qu’elles s’ajoutent aux autres dépenses non remboursées dont le montant s’élevait déjà en 2004 à 400 euros par assuré.
Je vous invite à signer cette pétition ....
Un arrêt de travail pour Sarko et son gouvernement
Citoyens ! Vous êtes persuadés que la bonne santé des institutions d’un pays démocratique est le capital commun de la Nation ? Alors, aux côtés de Pratiques, Les Cahiers de la Médecine Utopique, exigez :
1. Que le Président de la République et son gouvernement bénéficient de l’arrêt de travail réparateur auquel ils ont droit, de par leur dévouement au service de la dite Nation,
2. Que soient supprimées, en conséquence, les mesures prises par l’article 103 de la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2008.
En effet, l’une de ces mesures, inique parmi bien d’autres, prévoit l’invalidation de tels arrêts par des médecins, désormais directement rémunérés par l’employeur du sujet, avec suspension totale des indemnités correspondantes.
Tout le monde conviendra, en cas d’invalidation de cet arrêt de travail par des médecins commis par l’« employeur » du Président et de son gouvernement, et comme ce projet de loi leur en donne latitude :
- Qu’il serait indécent de voir les faibles revenus de nos dirigeants amputés de cette façon mesquine, à l’instar de ceux de la plus humble des caissières de supermarché harcelée par son employeur,
- Qu’une reprise prématurée de leur activité par les intéressés, si elle devait s’accompagner d’une médication lourde - cas du commun des mortels -, pourrait s’avérer dramatique tant pour le déficit de l’Assurance Maladie que pour la santé des susdits - notre souci principal, cela va sans dire.
En conséquence, nous convions l’ensemble de nos concitoyens, à s’associer à l’initiative :
UN ARRET DE TRAVAIL POUR SARKO ET SON GOUVERNEMENT !
Signez cette pétition, diffusez-là, par la parole, le papier, la Toile !
source :http://www.pratiques.fr/Un-arret-de-travail-pour-Sarko-et.html
26 juin 2008
Les chômeurs ...
Les chômeurs coûtent cher à l’état… mais aussi les malades pourquoi pas et les « vieux », pauvres bien sûr … devenus encombrants au fil du temps …. Enfin, avec eux, tout ce petit monde faisant la queue devant les portes étroites des restos du cœur ou autres associations complaisantes et charitables qui leur permettent quelques mois d’évacuer cette misère qui s’agrippe sur un corps décharné, en carence ... bouffi par l’angoisse, ou des produits de substitution qui leur serve à oublier jusqu'à leurs émotions … histoire se remplir un peu la panse. Certains hommes parmi les plus fortunés devraient se mordre la langue jusqu’à se la couper avant de parler de choses qu’ils ne connaissent pas !!!!!
Samie.
Dassault et les chômeurs : les histoires d'argent public finissent mal... Mon Général
20 juin 2008, 08:52, Les Mots ont un Sens
Armée Aviation Business Dassault Dassault Aviation Economie Elysée Guéant Les mots ont un sens Politique Sarkozy Subvention Serge Dassault et les chômeurs - ceux qui ne veulent pas travailler, fainéants et assistés. Serge Dassault chômeurs ceux qui ne veulent pas travailler fainéants assistés. Dassault et les chômeurs : les histoires d'argent public finissent mal... Mon Général - blog politique
Serge Dassault ne comprend pas la France et il hait ses chômeurs, "des gens qui ne veulent pas travailler", et qui coûtent sacrément cher à l'Etat. Serge Dassault... héritier milliardaire, qui a bénéficié depuis 20 ans, pour construire le "rafale", de 35 milliards d'euros d'argent public. Cadeau. Mais qui n'en a vendu aucun à l'étranger. Serge Dassault, 35 milliards d'euros pour "celui qui ne veut pas vendre"...
Il y a quelque chose en lui de Sarkozy...
Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, sénateur, propriétaire du Figaro et propriétaire de Dassault Aviation, a estimé "anormal", jeudi 19 juin, que l'Etat aide les chômeurs, "des gens qui ne veulent pas travailler" et suggère de "réduire carrément les aides". "Le problème n'est pas seulement de trouver de l'emploi mais aussi que l'assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu'ils aient une certaine envie de travailler", a-t-il insisté.
"Si on veut les faire travailler..."
"Prime pour l'emploi, et bientôt RSA... c'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat qui n'en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat (...) On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l'argent sur denier de l'Etat", a ajouté Serge Dassault, rapporteur spécial du budget de l'Emploi.
Serge Dassault, 35 milliards d'euros d'argent public
Serge Dassault, dont la principale qualité est d'être né fils de son père, et d'avoir hérité. La fortune de la famille est estimée à plus de 7 milliards d'euros. Il faut aussi lui reconnaître une certaine pugnacité commerciale, au vu de son CV judiciaire. Il a notamment été condamné, en 1998 par la justice belge, à deux ans de prison avec sursis pour corruption dans le cadre de l'affaire Agusta. Le Rafale, l'avion de chasse révolutionnaire de Dassault Aviation a coûté, comme le souligne Paul Moreira, 35 milliards d'euros à l'Etat sur vingt ans. Pour un succès phénoménal : aucun avion vendu à l'étranger.
Serge Dassault, un assisté qui ne veut pas travailler ?
35 milliards d'argent public pour zéro vente à l'étranger. Si l'on considère, comme il le fait, qu'un chômeur ne trouve pas d'emploi seulement parce qu'il "ne veut pas travailler", alors faut-il en conclure que s'il ne vend pas d'avion, c'est que notre majesté soi-même "ne veut pas travailler" ? Un seul et unique assisté social qui aura coûté 35 milliards d'euros à la collectivité seulement parce qu'il ne veut pas travailler... dans ce cas, ne faudrait-il pas réduire d'urgence les aides de l'Etat, pour lui redonner "envie de travailler" ? Non. Nous dirons simplement que Serge Dassault se trompe, car le Ministère du Travail, qui a récemment rendu public une étude de la Dares est clair sur ce point là : seuls 2% des chômeurs ne veulent pas travailler. Nous dirons simplement qu'il se trompe... ce qui est vraiment très inquiétant pour le rapporteur spécial du budget de l'Emploi !
35 milliards, est-ce vraiment tout ? Non, car l'Elysée travaille pour lui. Selon Le Point, le sommet de l'Etat a décidé - coûte que coûte - de vendre des Rafale. Tout est fait dans ce sens, et même Claude Guéant s'y colle "la France est en négociations avec des espoirs sérieux de vendre une centaine de Rafale. Enfin après 23 ans, nous allons vendre des Rafale", quitte à ce que la France rachète les vieux Mirage usagés des armées qui souhaitent investir, selon ses dires... une nouvelle forme de subvention ?
Un homme qui fait partie de la majorité présidentielle, sénateur, maire, propriétaire du Figaro, propriétaire de Dassault Aviation, qui bénéficie de 35 milliards de subventions, dont le seul client est l'Etat et dont la force commerciale est, aussi, l'Etat. Collusion d'intérêt ? Assistanat industriel ? Pas du tout...
Extrait de l'interview de Serge Dassault, réalisée par les journalistes de "90 minutes", émission défunte de Canal Plus, et que nous ressort Paul Moreira :
Journaliste : C'était un peu cher le Rafale, non?...
Serge Dassault : Mais, non, pas du tout, vous mettez pas en tête des idées pareilles...
Journaliste : 35 milliards d'euros d'argent public quand même...
Serge Dassault : Mais c'est sur 20 ans...
Journaliste : Oui, mais c'est beaucoup pour un avion qui ne se vend pas...
Serge Dassault : Mais non, ce qui coûte cher à l’état, c'est plutôt les chômeurs...
Ça ne s'invente pas...
(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")
25 juin 2008
Le 14 Juillet,
Bonjour,
Histoire d'en rire.
Cette année avec la hausse du carburant d'une part et les mesures
prises par Nicolas Sarkozy, le défilé du 14 juillet sera différent....
Samie.
24 juin 2008
Un discours qui n’a rien d’un Gaino… mais qui prend tout son sens lorsque l’on sait combien le président de la République fait cas de notre souffrance et s’en préoccupe jour après jour. Ces quelques six cerveaux l’aidant à accomplir ses très nombreuses tâches, il n’est plus question pour nous de douter des capacités d’un seul homme, épris de justice, de tolérance et d’un tel humanisme pour autrui, qu’il ne peut que se voir honorer d’un prix exemplaire.
-
« Le 14 juin à l'occasion d'annonces sur les unités de soins palliatifs, devant familles, associations, personnels soignants, le président de quelques français déclarait :
- "la mort, la douleur on en parlait pas...ce sujet a été gravement sous estimé" (sympa pour le 1er plan soins palliatifs de Kouchner en 1999)
et plus tard; "c'est quand même pas depuis mon élection qu'on meurt, c'est quand même pas depuis mon élection qu'on souffre"...et encore
"bien que je sois président de la république, la fin de vie ça me concerne comme les autres, hein ! Je ne serai plus président depuis bien longtemps que les gens continueront à mourir, hein !"
et pour finir :"on ne doit pas laisser les gens mourir comme des bêtes … D'ailleurs les bêtes sont des êtres humains."»
On ne sait si l'on doit rire ou pleurer à la lecture d'un tel discours, toujours est-il que ce jour de Septembre 2008, lorsque l’on attribuera ce prix à monsieur Sarkozy, certains d’entre nous pourront à juste titre se poser la question de savoir s’ils souffrent davantage ou non depuis l’élection de monsieur Nicolas Sarkozy et pourquoi.
Samie.
Béatification de saint Sarko !
Après Danielle Mitterrand, Juan Carlos, Bush père, Hillary Clinton, Laura Bush (décidément) et Oprah Winfrey, la fondation Elie Wiesel a décidé de décerner son prix humanitaire à… Nicolas Sarkozy!
C'est le Canard enchaîné qui a levé le lièvre : la fondation Elie Wiesel pour l'Humanité s'apprête à couronner Nicolas Ier. Au cours d'un dîner de charité à New york, où la place se négociera jusqu'à 150 000 dollars, le Nobel de la paix 1986 remettra le 22 septembre prochain le prix «humanitaire» de sa fondation à Nicolas Sarkozy. «The Humanitarian award» - c'est le nom anglais de cette récompense- distingue «des êtres exceptionnels qui ont consacré leur vie à combattre l'Indifférence, l'Intolérance et l'Injustice». Trois I qui vont comme un gant (de boxe) à notre président qui se bat sur les trois points - et parfois même avec les poings.
1) Contre l'indifférence en faisant baver la France sur ses dîners au Fouquet's, ses vacances en yacht, sa montre à 45 680 euros et autre joujou extra exhibé devant les caméras.
2) Contre l'intolérance à coup de Kärcher, de «racaille» et de « casse-toi pauvre con »
3) Contre l'injustice avec sa proposition de loi sur l'ADN, son bouclier fiscal et ses quotas
Le prophète Elie Wiesel à la tête de la fondation éponyme pour l'Humanité a une dent contre notre « ère liberticide». Mais en 2003, face « aux louvoiement de Saddam Hussein» en Irak, l'apôtre de la paix prêchait (pas vraiment dans le désert) :« Bien que je sois opposé à la guerre, je suis favorable à une intervention quand aucune autre option n'est possible, et telle est la situation présente». Et pendant qu'il pleuvait des bombes sur Bagdad, l'écrivain dépeignait Collin Powell comme « un grand soldat et un homme qui n'aime pas la guerre». Pour l'auteur de La Nuit « La mort, c'est le regard des vivants» et lui n'a plus les yeux tout à fait en face des trous en décernant son prix à notre Président. Le vieux sage confondrait-il bêtifier et béatifier ?
Sources : Le journal Marianne http://www.marianne2.f
Le Canard Enchaîné.
20 juin 2008
Les langues et nous ... et la laïcité.
Ce billet sera sans commentaire de ma part. Merci.
Samie.
"Jeudi 19 juin 2008
Déclaration de l'Académie française "les conséquences du texte voté par l'Assemblée sont graves".
L’amendement à l’article 1er de la Constitution, voté le 22 mai dernier à la quasi unanimité sur proposition de l’UMP, a laissé sans réaction nos intellectuels. Seuls les Académiciens se sont élevés. Sans nier l’intérêt des langues régionales, ces derniers leur refusent non seulement l’égalité par rapport au français mais la primauté et la priorité. Voici leur communiqué.
Mercredi 18 juin, les sénateurs ont repoussé, par 216 voix contre 103, l'amendement voté à l'Assemblée qui reconnaissait comme faisant partie du patrimoine les langues régionales dans l'article 1 de la Constitution française. Mais quel était le but de cette proposition ? La préparation à la ratification de la charte européenne des langues régionales ? Les langues régionales sont-elles en France opprimées ? Il est heureux de voir que les amendements de suppression ont émané de divers bancs. Cet article de notre Constitution est fait pour rappeler ce qui nous rassemble et non ce qui nous distingue.
Depuis plus de cinq siècles, la langue française a forgé la France. Par un juste retour, notre Constitution a, dans son article 2, reconnu cette évidence: «La langue de la République est le français».
Or, le 22 mai dernier, les députés ont voté un texte dont les conséquences portent atteinte à l'identité nationale. Ils ont souhaité que soit ajoutée dans la Constitution, à l'article 1er, dont la première phrase commence par les mots: «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale», une phrase terminale: «Les langues régionales appartiennent à son patrimoine».
Les langues régionales appartiennent à notre patrimoine culturel et social. Qui en doute? Elles expriment des réalités et des sensibilités qui participent à la richesse de notre Nation. Mais pourquoi cette apparition soudaine dans la Constitution?
Le droit ne décrit pas, il engage. Surtout lorsqu'il s'agit du droit des droits, la Constitution.
Au surplus, il nous paraît que placer les langues régionales de France avant la langue de la République est un défi à la simple logique, un déni de la République, une confusion du principe constitutif de la Nation et de l'objet d'une politique.
Les conséquences du texte voté par l'Assemblée sont graves. Elles mettent en cause, notamment, l'accès égal de tous à l'Administration et à la Justice. L'Académie française, qui a reçu le mandat de veiller à la langue française dans son usage et son rayonnement, en appelle à la Représentation nationale. Elle demande le retrait de ce texte dont les excellentes intentions peuvent et doivent s'exprimer ailleurs, mais qui n'a pas sa place dans la Constitution."
par Yann publié dans : Communiqués pour :
http://vigilance-laique.over-blog.com
19 juin 2008
Du rêve à la réalité,
Quelques projets du président Sarkozy sont à présent abandonnés, telles entre autres, ses idées concernant le devoir de mémoire de la Shoah enseigné en CM2 ou encore l’enseignement sur l’esclavage en primaire. L’avenir nous sourirait-il et nous est-il permit de croire qu’un de ces quatre matin nous aurons l’agréable surprise d’entendre sur toutes les radios et sur chaque chaîne de télé, comme de lire en première page des journaux que le président d’une minorité de français a décidé après l’avoir mûrement réfléchi, d’abandonner cette idée sotte et grenue qui lui est apparue un beau matin, entre les lignes de la main, de diriger notre pays !!! Face à son peuple, mortifié de l’entendre se justifier et invoquer les raisons de son abandon, le président blin-bling, devenu le président couac-couac, énoncera devant les quelques fidèles et les aigri-e-s de la France entière, la liste de ce qui l’aura poussé à prendre une telle décision, qui, avouera-t-il, lui arrache le coeur. Et comme nous le comprendrons. Résolution qui lui permettra enfin de paraître sur le Livre des Records et de recevoir comme avant lui, le président Bush en 1991, mais pas pour les mêmes raisons, le grand prix “humanitaire” de la fondation Elie Wiesel pour humanité (The Elie Wiesel Foundation For Humanity).
Dans ce pays de France où la déprime gagne nos foyers, il nous est encore permis de rêver sans s'appauvrir !!!
Samie.
Sarkozy primé pour son humanisme !?
Une info du canard enchaîné nous révèle que Nicolas Sarkozy va recevoir en septembre le grand prix “humanitaire” de la fondation Elie Wiesel pour humanité (The Elie Wiesel Foundation For Humanity).
Un ange passe…
La mission de cette fondation se résume dans les grandes lignes à combattre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice à travers le dialogue international. Sur ce principe, tous les ans, la fondation décerne le prix “humanitaire” (The Humanitarian award), qui récompense le plus souvent des chefs d’états ou des peoples comme Oprah Winfrey, présentatrice de la télévision américaine, qui ont dédié leur temps à combattre l’indifférence, l’intolérance et l’injustice.
En 2008, la fondation a décidé de primer Nicolas Sarkozy.
Un ange passe..
Tout le monde a hâte bien sûr de savoir ce qui va se dire à la cérémonie et de connaître les véritables raisons du pourquoi.
Nous n’avons peut être rien compris, l’indifférence de Sarkozy vis à vis des pauvres ou des revendication des français, son intolérance vis à vis des sans-papiers malades, mineurs ou pas, ou encore l’explosion des gardes à vue injustifiées à l’encontre des français ne sont là uniquement pour mieux dénoncer ses pratiques…
Un ange repasse..
Père Bush ayant reçu le prix en 1991 pour s’être “opposé à la tyrannie et en défendant les idéaux de la démocratie durant la guerre du golfe”, on est tout de suite un peu moins surpris et on est en droit de se demander si les dirigeants de la fondation ont la bonne définition des mots intolérance, injustice, indifférence, dialogue, compréhension et égalité ?
source : http://www.lebonnetphrygien.org
18 juin 2008
Révolution,
Bonjour,
Pour la plupart d’entre nous français appelés à vivre cette classe que l’on dit populaire, comme pour le français dit moyen, nous en sommes seulement à la phase des frustrations en voyant une partie de nos acquis se perdre dans les beaux discours du président de la République qui, à coups de mesures, décisions et réformettes ou réformes, nous entraînent sûrement vers une dégradation de nos conditions de vie. Que nous soyons veaux, moutons ou cochons, le jour viendra où lassés de subir la pression, les individualistes que nous sommes seront appelés à s’en libérer. Il suffit que la coupe, dont les limites sont quasi atteintes, déborde pour que nous jouions collectif et fassions enfin entendre nos voix… espérons-le, sans haine !
Samie.
Pourquoi nous sommes à la veille d'une Révolution ...
Il n’est pas besoin d’être " déclinologue " pour constater que les conditions de vie d’une majorité de la population française se sont dégradées rapidement, depuis l’arrivée au pouvoir de Sarkozy et de ses amis, mais ce gouvernement n’a peut-être pas mesuré, par simple ignorance de certaines règles de la psychologie humaine, à quelle extrémité cette situation peut aboutir. On trouve pourtant dans l’ouvrage " Influence et manipulation " de Robert Cialdini, docteur en psychologie sociale, enseignant à l’Université d’Arizona, des indices qui devraient mettre la puce à l’oreille des dirigeants français et les inciter à la prudence, à moins qu’ils n’aient décidé d’aller délibérément à l’affrontement avec leur propre peuple, ce qui ne peut pas être exclu.
Ce principe élémentaire, qui gouverne les agissements des humains dès leur plus jeune âge et qui est utilisé par tous les commerciaux, publicitaires et autres manipulateurs, s’appelle " le principe de rareté ". Pour le résumer en peu de mots, on peut dire que plus une chose est rare, plus elle suscite le désir. Les occasions de satisfaire une envie nous paraissent plus intéressantes lorsqu’elles sont exceptionnelles. Pendant une conversation avec une personne présente en face de moi, je décroche quand même mon téléphone s’il sonne parce que j’ai peur de manquer un appel important. Les timbres qui ont le plus de valeur pour les philatélistes sont ceux qui ont des défauts parce qu’ils sont les plus rares … etc. Le pire est que le désir de possession s’accroît quand l’objet est également désiré par d’autres en même temps. C’est ce qu’utilise le vendeur de voiture d’occasion ou de maison qui vous prévient qu’il a un autre acheteur qui vous soufflera l’affaire si vous ne vous décidez pas rapidement.
Mais il existe un phénomène concomitant au précédent qui devrait inquiéter les politiques et les amener à s’intéresser aux résultats des recherches faites par les spécialistes en psychologie sociale.
La théorie de la réactance psychologique exposée par Jack Brehm (1966, 1981) montre que chaque fois que nous pensons que notre liberté est limitée ou menacée, nous y attachons soudain plus de prix et nous estimons davantage les biens qui y sont liés. C’est ce qui explique que lorsqu’un objet se raréfie ou qu’une cause quelconque nous empêche de l’obtenir, nous réagissons en le désirant et en le recherchant davantage parce que la baisse de l’opportunité de le posséder réduit notre marge de liberté.
C’est un phénomène qui apparaît chez les enfants au cours de leur troisième année et ceux qui ont élevé des enfants connaissent bien cet âge des caprices. C’est à cet âge-là que l’enfant commence à se percevoir comme un individu autonome détaché de son environnement proche et prend conscience de sa liberté individuelle.
On retrouve le même phénomène à l’adolescence, au sortir de l’enfance, quand apparaît le désir de s’affranchir de la tutelle parentale. La meilleure illustration de ce phénomène est le syndrome de Roméo et Juliette qui pousse certains jeunes à s’opposer à leurs parents pour vivre leurs aventures amoureuses, l’intensité de la liaison amoureuse devenant proportionnelle à l’opposition de leurs familles respectives.
Ce phénomène se traduit, d’une manière générale, par la tendance à désirer plus fortement et à attribuer plus de valeur à ce qui est interdit, à ce qui risque de manquer à court terme ou à une chose pour la possession de laquelle on est en compétition avec d’autres. La prohibition augmente la contrebande, la censure augmente le désir de s’informer, on se rue dans les magasins au moment des soldes, une information présumée secrète ou confidentielle est considérée comme plus importante et on est fier d’être dans " le secret " des Dieux, etc.
Ce que nos gouvernants ignorent peut-être, c’est que les réactions provoquées par la rareté subite d’un objet de désir ont des implications dans le domaine politique et peuvent être une source de troubles et de violences à l’échelon de Sociétés tout entières.
James Davies (1962, 1969) a montré que les révolutions se produisent quand une période d’amélioration économique et sociale est suivie d’un revirement brutal de la conjoncture. Historiquement, ce ne sont pas les catégories opprimées, pour lesquelles rien n’a jamais évolué, qui se révoltent, mais ceux qui ont vu leurs conditions de vie s’améliorer et les tiennent pour acquises et n’acceptent pas de perdre subitement leurs acquis. L’étude des révolutions au cours de l’Histoire montre qu’elles ont toujours succédé à une dégradation brutale des conditions de vie des peuples concernés. Les exemples ne manquent pas mais l’expérience la plus récente est la révolte des Russes contre les putschistes qui, en août 1991, avaient tenté de renverser Gorbatchev pour mettre fin à la libéralisation du régime, alors que tout le monde s’attendait à ce que le peuple russe se résigne.
Or, que se passe-t-il en France actuellement, si ce n’est cette tentative du Gouvernement de revenir sur ce que les classes populaires considèrent comme des acquis : assurance maladie, éducation gratuite, pouvoir d’achat, présence des services publics sur tout le territoire, presse indépendante, libertés individuelles (fumer, faire la fête, etc) ?
Si la théorie de Davies est juste, on peut donc prévoir sans trop se tromper que, conformément aux implications du principe de rareté et de la réactance psychologique, si le Gouvernement actuel continue d’œuvrer à la dégradation rapide des conditions de vie que les classes populaires majoritaires considéraient comme acquises, un épisode révolutionnaire devrait se produire en France dans les mois ou les années à venir.
Les dernières élections ont été un message clair et le fait que les tenants du pouvoir ne l’aient utilisé que pour se conforter dans la poursuite de la même politique ne laisse pas envisager d’autre issue.
La seule question qui reste n’est donc pas " Pourquoi une Révolution ? " mais " Quand ? "
source: http://ehim.over-blog.com
17 juin 2008
Le temps nous est compté,
Le printemps jusqu’ici empreint de frilosité va nous quitter pour laisser sa place à l’été… un été que les spécialistes nous annoncent chaud, voire caniculaire… de quoi oppresser une société déjà bien accablée, je dirais même au bord de la suffocation et prête à exploser ! Sont-ce des effets d’annonce ou bien la réalité concernant notre bien-aimé temps, il peut-être si imprévisible parfois qu’il lui arrive de nous laisser en plein désarroi.
Un temps précieux, compté, honoré, d’hier à aujourd’hui, à l’infini… Un temps calqué sur celui du passé, embrumé, endeuillé …. Un temps dépensé à ne rien faire, ou à travailler afin de gagner plus ou moins selon les conjonctures ou les températures, les structures dans lesquelles nous somme employé-e-s, quelques heures de labeur afin de le vivre mieux. Un temps économisé, à bout de souffle au bout de quelques années, un temps pour tout ou pour rien que l’on signe de la main ou à genou afin d’en voir le bout.
Et pendant ce temps, au fil du temps qui passe, c’est le début ou la fin pour quelques uns d’entre nous qui aujourd’hui ont faim… ne se soigne pas faute de moyens, dorment pour oublier le temps de demain.
Samie
L'Etat compte ses sous, Sarkozy les dépense…
Sarkozy, qui sait se montrer très économe concernant les dépenses de l'Etat, est plus coulant sur les dépenses de l'Elysée, qui ont bondi de 8,4% en un an. Et l'hôte de l'Elysée envisagerait désormais de s'acheter un Airbus... d'occasion histoire de rivaliser avec l'Air Force One de nos amis américains.
L'A330 que Sarkozy envisage de transformer en avion présidentiel
Avec Sarkozy, c'en est fini des strass et des paillettes. Désormais, la République marchera au pain sec et à l'eau. C'est en tout cas ce qu'a annoncé le président lors de sa présentation des 69 mesures de la réforme de l'Etat. Objectif : réaliser quelque 7,7 milliards d'euros sur trois ans en vue du retour à l'équilibre des finances publiques en 2012.
Environ 550 structures - services de l'administration centrale et déconcentrée, opérateurs, etc. - seront supprimées. Bel effort !
L'exécutif entend notamment réformer le système de financement des universités à compter du 1er janvier 2009 en basant le système d'allocation sur la «performance». Super ! D'un point de vue purement comptable s'entend…
La représentation diplomatique de la France à l'étranger sera «recalibrée». Kouchner avait déjà beaucoup contribué à un profond recalibrage de la diplomatie française la déplaçant du quai d'Orsay aux bureaux de l'Elysée.
Sarko pas satisfait de sa flotte, pas de son vin non plus
Hasard du calendrier, ce même jour, Le Canard Enchaîné révélait que les dépenses de l'Elysée ont augmenté de 8,4% de 2006 à 2007. Des dépenses qui comprennent la réfection du Château, une progression du personnel élyséen de 957 à 1045 personnes soit une hausse de 10,9 %. «Les voyages officiels ont été multipliés par trois» écrit également Le Canard.
Sur son blog, Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense de Libération rapporte une information savoureuse.
Dans le plus grand secret, le ministère de la Défense envisagerait d'acheter un airbus A330-200 «d'occasion» et de le transformer en avion présidentiel. Sorte d'Air Force One à la sauce Sarkozy. Coût de l'opération: 180 millions d'euros.
Le président ne serait pas satisfait de la «flotte» dont il dispose à l'heure actuelle et souhaiterait l'élargir.
Et en matière de flotte, l'hôte de l'Elysée en connaît un rayon... Le Canard rapporte que les dépenses qui ont connu la plus forte baisse depuis son arrivée au pouvoir sont celles qui concernent le vin, qui ont chuté de 44%. Les vignerons apprécieront…
Jeudi 12 Juin 2008
Régis Soubrouillard pour le journal Marianne.














