Avancer mais à quel prix

L actualite retranscrite au quotidien vue par nos journaux

02 juillet 2008

oupssss ...

Bonjour,

Une petite vidéo qui en fera sourire beaucoup et redouter les excès à d’autres qui attachent de l’importance aux gesticulations convulsives et autres tics involontaires (ou non) devenus ridicules à force d’être répétés, mais si révélateurs d’une réelle nervosité que l’on voudrait enfouir au plus profond mais qui hélas se met en place sur les différents traits du visage sous forme de contorsions diverses et autres simagrées dévoilant les quelques velléités, voire colères, auxquelles le président tente de se soustraire, essayant d’y échapper dans ce studio de France 3 ! Et tout cela parce qu’un technicien refuse de répondre au bonjour du président Sarkozy… qui lui-même, la veille, dans la ville de Carcassonne, se permet de nier volontairement les personnalités militaires venues écouter le discours du chef des Armées après le drame que nous connaissons.

Samie.

Pourquoi il fallait diffuser la vidéo "off" de Sarkozy sur France 3

Par Pascal Riché de Rue89 | 01/07/2008 |

Lundi soir, Rue89 a publié une vidéo montrant Nicolas Sarkozy juste avant son interview dans le 19/20 de France 3. Pendant quelques minutes, micros ouverts, on le voit au naturel. Il se choque qu'un technicien ne le salue pas, jugeant son attitude inadmissible, et prévient: "Ça va changer!"; il tutoie le directeur de l'information, Paul Nahon, et le journaliste politique, Gérard Leclerc; il interroge ce dernier: "T'es resté combien de temps au placard?" Le président semble énervé.

Augustin Scalbert, qui était en reportage sur place, a entendu ces propos avant la prise d'antenne, et s'est arrangé pour obtenir la vidéo. Au moment où nous l'avons mise en ligne, nous ne nous doutions pas du déferlement de visites qu'elle susciterait.

Cette vidéo fait évidemment polémique. La direction de France3 a diligenté une enquête interne pour déterminer qui est l'auteur de la "fuite". Un blogueur talentueux et de renom, Laurent Goaguen, s'est fendu d'une notre très critique:

"J’ai un peu honte pour la rédaction de Rue89 de laisser passer ce truc un peu dégueulasse, acquis dans des circonstances douteuses et qui n’apporte aucune information."

Dégueulasse? Bigre! Aucune information? Nous croyons au contraire que cette vidéo est très riche en informations, tant sur le président de

la République

, sur ses rapports avec les médias que sur l'ambiance au sein de France Télévisions...

Le Président demande à aborder le sujet de Carcassonne, et Paul Nahon, directeur de l'information, acquiesce immédiatement: est-ce une non-information? Le Président lance à un journaliste sur le point de l'interviewer, Gérard Leclerc: "T'es resté combien de temps au placard?", au risque de le déstabiliser. Est-ce une non-information? Il montre au passage son pouvoir sur la télé, en déclarant à la cantonade: "J'avais protesté quand on l'avait mis au placard!"

Dans cette séquence, Nicolas Sarkozy est dans l'exercice de ses fonctions: sa vie privée n'est pas en cause. C'est un vieux routier de la télé, il sait que les caméras de la régie tournent, comme toujours quelques minutes avant et après l'émission; il connait parfaitement le risque de fuite de ces images.

Il n'y a donc aucune raison sérieuse pour lesquelles nous aurions dû cacher ces informations au public

http://www.rue89.com/2008/06/30/les-images-de-sarkozy-en-off-avant-son-interview-sur-france-3.

Sarkozy provoque une crise avec les armées

par Jean Guisnel du Journal Le Point.

Nicolas Sarkozy provoque une crise avec les armées © VADIM KRAMER / AFP

Imprimez Réagissez Classez "Il a pris sa décision totalement seul, dans la nuit." La spectaculaire démission du général d'armée Bruno Cuche, chef d'état-major de l'Armée de terre, fait suite au drame de Carcassonne, bien sûr. Mais aussi à l'attitude du président de

la République

, hier à Carcassonne, qui se serait montré "particulièrement désagréable" avec cet officier général. Il lui aurait notamment déclaré, en pointant son doigt vers lui : "Vous êtes tous des irresponsables, pas des professionnels !". Il n'avait précédemment dit bonjour à personne, sinon au ministre de

la Défense

et au préfet.

Plus tôt dans la journée, a-t-on affirmé au Point, le président de

la République

aurait pris deux autres décisions spectaculaires. Supprimer tous les officiers généraux de la promotion de

la Légion

d'honneur du 14 juillet ; et ajourner toutes les nominations de généraux prévues pour le conseil des ministres de demain. Seul le général Elrick Irastorza, promis depuis plusieurs semaines à la succession du général Cuche, annoncée de longue date pour la fin août, aurait échappé à la colère présidentielle.

Le drame de Carcassonne n'est évidemment qu'un prétexte. Le président de

la République

n'est pas satisfait des réactions qu'a suscitées le Livre blanc de la défense et de la sécurité intérieure, qu'il a présenté le 17 juin dernier, et de leur côté, les responsables militaires considèrent que le processus de réforme a été très mal engagé, même s'ils n'en contestent pas la nécessité sur le fond.

"Conflit entre deux cultures"

Dans un contexte assez semblable de restrictions budgétaires liées à un manque de confiance entre les militaires et leur chef constitutionnel, à l'époque de Valéry Giscard d'Estaing, le chef d'état-major de l'Armée de terre Jean Lagarde avait démissionné - en septembre 1980. Il s'agissait alors de dénoncer le financement de programmes d'équipements par des restrictions sur le budget de fonctionnement. Pour des raisons similaires, le général Jean Deaunay avait lui aussi démissionné en 1983.

Le problème, cette fois, semble encore plus profond. Un général ne démissionne pas à six semaines de sa retraite sans raisons majeures. Certes, le drame de Carcassonne est gravissime, et dénote une faille dans les procédures de gestion des munitions. Mais le président de

la République

a eu tort de céder à la colère, et a lui même créé, par sa réaction disproportionnée, les conditions d'une crise majeure. Déjà, on entend évoquer le "conflit entre deux cultures. Celle de l'immédiat et du bling-bling contre celle de la retenue, de la pudeur et du sens des responsabilités, qui n'exclut pas la connerie, hélas !".

Un officier général semble résumer l'état d'esprit, en évoquant "l'erreur qui consiste à jeter l'opprobre sur toute une institution, quand cette terrible et impardonnable faute méritait une réaction adaptée. Pas de jeter 130.000 hommes et leur chef plus bas que terre". Le Président paraît ne pas comprendre que l'excellence qu'il exige des soldats qu'il envoie combattre sous toutes les latitudes impose des conditions d'entraînement très particulières. Ce général poursuit : "Quand un groupe de combat de dix gars s'entraîne en terrain libre, ils tirent au moins 500 cartouches. On ne peut pas ramasser tous les étuis dans l'herbe, et recompter toutes les cartouches. On ne va pas fouiller au corps tous les soldats au retour du terrain ! ".

Posté par samielouve à 09:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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