18 juillet 2008
F-UE-UPM
Après avoir piétiné nos votes et s'apprêtant à faire de même avec celui des Irlandais, la présidence de l'Union Européenne, espère nous faire croire qu'elle est de bonne foi ... tandis qu'elle attente déjà à nos droits s'agissant de sa présidence pour la France ... peut-elle nous certifier qu'aucune atteinte aux droits humains ne sera faite tandis qu'elle s'entoure de chefs d'états pratiquant la torture, la répression des opposants, le musellement des libertés d’association et de la presse, la mise en place de législations liberticides d’exception qui sont le lot quotidien des populations du sud de la Méditerranée dans son projet d'UPM.
Samie
L’Union pour la Méditerranée : un moyen de contourner les droits humains ?
11.07.2008
Communiqué de presse du 11 juillet 2008 - réf : SF 08 M 75
L’initiative d’une Union pour la Méditerranée (UPM), qui sera approuvée le 13 Juillet, pourrait entraîner une grave atteinte aux engagements de l’Union Européenne (UE) à soulever la question des droits humains dans toutes ses relations bilatérales.
Le projet actuel ne faisant aucune mention des droits humains, cela signifie que le renforcement de la coopération et du dialogue sera strictement établi sur des rapports commerciaux et financiers – contrairement aux mécanismes actuels qui incluent la dimension des droits humains.
«Ce projet a-t-il été créé afin de contourner les engagements pris en faveur des droits humains? L’absence totale de dispositions relatives aux droits humains laisse la question ouverte» a déclaré Geneviève Garrigos, Présidente d’Amnesty International France.
«Si c’est le cas, nous ferons face à un précédent dangereux : non seulement les principes de base sur lesquels sont établies les relations de l’UE avec les pays tiers seront sapés, mais de plus, cela permet de mettre ostensiblement sur la touche la question des droits humains au nom des affaires» a-t-elle ajouté.
Dans une lettre adressée à la Présidence Française de l’UE (disponible sur www.amnesty-eu.org), Amnesty International exprime ses préoccupations et appelle à ce que les engagements de l’UE relatifs aux principes des droits humains soient renforcés dans le cadre de ses relations extérieures.
Pour toute information supplémentaire, commentaire ou entretien:
Amnesty International France:
Service Presse – Aurélie CHATELARD – 01.53.38.65.41/ 06.76.94.37.05
17 juillet 2008
République des copains ...
Le président "bling-bling" a refait surface et profité de la fête nationale pour décorer les sympathisants, artistes et autres adhérents à sa politique, qui, durant la campagne pour la présidentielle comme lors de sa profonde solitude ont contribué à faire son bonheur. Une preuve d’allégeance à l’égard du tout-puissant s’il en est; de l’émotion à vendre au bon peuple de France ayant voté pour lui, dans une République où les copains sont récompensés en priorité. Mais comme le disait Napoléon lui-même après avoir instituée la Légion d’Honneur en 1802, « c’est avec des hochets que l’on guide des hommes » … c’est ainsi qu’outre madame Ingrid Betancourt dont on ne peut que se féliciter de sa libération, furent promus Jaques Séguéla, artisan de la rencontre du président avec Carla Bruni et Nicole Choubrac, magistrate et artisan de son divorce d’avec Cécilia Sarkozy ! Cette haute distinction honorifique faite pour récompenser les mérites éminents militaires ou civils rendus à la nation n’aura jamais été aussi mal utilisée et dans un laps de temps très court que depuis la venue au pouvoir du président Sarkozy.
Comme le disait si bien le regretté Jean Yanne : « La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut les avoir. »
Samie.
Sarko décerne une Légion d'honneur pour divorce discret
Outre les people (Dany Boon, Ingrid Betancourt), la promotion du 14 juillet a également distingué des artisans : Jacques Séguéla - artisan de la rencontre de Sarkozy et Carla Bruni - et Nicole Choubrac, magistrate et artisan du divorce de Nicolas et Cécilia.
Betancourt : légion d'honneur sous les youyous!
par ZappeurLePost
Le président de la République a décoré hier Ingrid Betancourt. Du strict point de vue du code de la légion d‘honneur, rien ne vient justifier une telle distinction. Passons. Il y a bien longtemps que la rosette n'est plus grand chose d'autre qu'un « fatal insigne à la boutonnière », comme le chantait Brassens. La promotion de ce 14 juillet en livre encore une preuve flagrante.
Nicole Choubrac et Séguéla: de la rupture à la relance
Outre les inévitables people - Régine, Jean Reno, Dany Boon, André Glucksmann, Sonia Rykiel, Jacques Chancel - le président a inventé une catégorie plus iconoclaste «ceux qui m'ont aidé moi-même dans ma vie personnelle quand ça allait pas fort».
Ainsi de Jacques Séguéla, à l'origine, de la rencontre entre Nicolas et Carlita, élevé au grade d'officier. Le cas de Nicole Choubrac est encore plus singulier : présidente des juges aux affaires familiales du tribunal de Nanterre, elle s'est illustrée en octobre 2007… en se rendant à l'Elysée pour prononcer le divorce par consentement mutuel des époux Nicolas et Cécilia Sarkozy.
Une distinction qui couronne des années de service public
Cette magistrate spécialisée dans le divorce de personnalités s'était déjà occupé du divorce de la petite fille de Michèle Morgan et du fils de Richard Anthony, c'est dire. Nicolas Sarkozy a, selon Le Parisien, « apprécié le professionnalisme de cette femme affable (…). Mais aussi sa discrétion, à l'époque où tous les médias guettaient un acte officiel de séparation du couple ». La nouvelle médaillée se dit fière de porter son hochet à la boutonnière « parce que cela couronne des années de service public ». On n'en saurait douter.
Mardi 15 Juillet 2008 par Régis Soubrouillard pour el journal Marianne
16 juillet 2008
Nucléaire ...
Le nucléaire est une belle affaire pour celui qui se veut être pour quelques années encore le locataire de l’Elysée… Pas réfractaire du tout à l’idée de faire des sous à profusion avec ce poison qu’est cette énergie atomique, utilisée pour notre électricité. Le patron des patrons de la France entière, dont la charge présidentielle a été négociée un jour de Mai 2007, s’est mis en tête de voir rayonner la radioactivité ici et sous toutes les latitudes dans le monde entier.
Samie.
lundi 14 juillet 2008 (10h42) :
Greenpeace dénonce l’obsession nucléaire de Nicolas Sarkozy
3 commentaires
Paris, France — Greenpeace a dénoncé ce matin l’irresponsabilité de Nicolas Sarkozy en matière nucléaire, au lendemain d’une fuite radioactive au Tricastin et de l’annonce aberrante d’un second EPR en France, et en marge du sommet de l’Union pour la Méditerranée qui réunit à Paris une quarantaine de chefs d’État. Déjouant un imposant dispositif de sécurité, les militants de Greenpeace ont suspendu une immense banderole représentant le logo radioactif entre le premier et le deuxième étage de la Tour Eiffel, au centre des étoiles disposées sur le symbole national en l’honneur de la présidence française de l’Union européenne.
Sources : http://www.greenpeace.org/france/news/greenpeace-prend-d-assaut-la-t
EDF : 1 M.euros / jour - France culture : une émission sur les nomades du nucléaire.
Un documentaire de Laurent Salters et Rafik Zenine
En tout, ils sont vingt mille. Le grand public ne connaît pas leur existence. Ce sont les ouvriers de la sous-traitance dans le nucléaire. Ce sont eux qui nettoient les réacteurs des centrales lors « des arrêts de tranches », ces périodes ou les centrales s’arrêtent pour des missions d’entretiens. Cette population ouvrière travaille dans des conditions qui laissent rêveur. Soumis aux rayonnements radioactifs lors de leurs activités, ils subissent en plus une pression énorme. En effet, chaque journée d’arrêt de tranche d’une centrale coûte un million d’euros à EDF. Tout doit aller très vite. Les contraintes liées à la sous-traitance sont énormes. Certains d’entre eux sont nomades et se déplacent au gré des chantiers. Les doses radioactives ingérées sont importantes… Pour certains, le manque totale de transparence dans la sous-traitance pose de sérieux problèmes quant à la sécurité des centrales.
Avec :
Michel Lallier, chimiste et ex-syndicaliste CGT de la centrale de Chinon ; Dominique Huez, médecin du travail à la centrale de Chinon ;
un groupe d’ouvriers de la société Endell, qui nous décrit ses conditions de travail et en prime une visite dans la centrale de Civaux, la vitrine du nucléaire français.
Productrice coordonnatrice : Irène Omélianenko
Producteur délégué : Laurent Salters
Réalisation : Rafik Zenine
http://www.radiofrance.fr/chaines/f...
15 juillet 2008
Que ne ferions-nous pas pour lui ...
Pur produit de notre esprit, il règne sur le monde, il le fait tourner, jusqu’à le rendre fou parfois… Il est l’ami juré et le sujet de toutes discussions, parvenu depuis longtemps à la mesure véritable d'un rôle défini par l’homme pour lui régler son sort… il appartient à celui qui le possède, et qui n’est pas prêt de le lâcher. Le monde le tient dans la main, et il tient le monde sous sa coupe. Il est .. il est …
l'argent, ce produit qui nous ronge !!!
Samie.
Serge Dassault vomit sa haine des grévistes, des syndicats, des CDI, des fonctionnaires, etc.
Dassault, le vrai visage de l’UMP
Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s’est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d’institutions qu’il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non ?
« Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers », raconte Serge Dassault, les yeux brillants d’envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l’industriel et député UMP n’a pas le temps de rêver. Une mission importante l’attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».
« Les 35 heures, c’est le cancer de la France », répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu’il voit également les grèves comme des métastases : « pourquoi on fait la grève ? interroge le patron Serge Dassault. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l’entreprise ou parce qu’on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l’entreprise ? » Car Dassault est formel : « c’est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l’actionnaire. »
Sarkozy lui-même n’est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est « paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pôvre !
Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s’il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies « dès le premier jour. »
Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : « Il faut que les entreprises soient libres d’embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n’en ont pas. »
Les fonctionnaires ? Ce n’est pas 30 000 qu’il faut virer selon lui mais « 40 000, 50 000… Le Président Sarkozy n’a qu’à faire ce qu’il faut sans en parler. »
D’ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : « à quoi ça sert d’avoir des activités nationales ? »
Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c’est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n’est-ce pas ?
jeudi 10 juillet 2008 (19h10) :
http://bellaciao.org/fr
14 juillet 2008
Entregent en France ...
Le président du pouvoir d’achat et des Droits de l’Homme est à son plus au sommet pour défendre un projet qui lui tient à cœur… et qui, après l’UMP s’avère être l’UPM … en accueillant sur le sol de France des hommes de grande autorité, il nous convie à sa présidence. Entouré de majestés dont la mouvance influence le chef de notre état, prêt à le célébrer le 14 Juillet, jour de notre fête nationale, en compagnie de "dictateurs" avec lesquels il fait alliance ... pour le bien-être de la France et des pays concernés.
Samie
Après Kadhafi, Assad, nouvel hôte encombrant de Sarkozy
Par Zineb Dryef | Rue89 | 12/07/2008 | 18H15
A son arrivée au pouvoir en 2000, le président syrien avait fait croire à une démocratisation de son pays. Espoir vite déçu.
Nicolas Sarkozy s'est fait le spécialiste de la réintégration des Etats voyous sur la scène internationale. Après le colonel Kadhafi cet hiver, c'est au tour de Bachar el-Assad, président de la Syrie, de fouler le tapis rouge élyséen, cette fois au nom de la paix au Proche-Orient.
La France a en effet fait savoir à ceux qui protestent contre sa venue à l'occasion du sommet de l'Union pour la Méditerranée, qu'en diplomatie, on ne pouvait "pas travailler qu'avec des démocrates".
A l'origine, Bachar el-Assad, n'était pas destiné à gouverner. Son père, Hafez el-Assad, président autoritaire du pays de 1970 à 2000, avait préparé son fils Bassel à la succession. En 1994, l'héritier se tue en voiture. Bachar, étudiant en ophtalmologie à Londres, rentre alors en Syrie et rejoint l'armée.
L'apprentissage politique dure six ans. A la mort de son père, il est élu président. Ses premiers mois au pouvoir font croire à la démocratie. Le pays connait un très réversible "printemps de Damas": les intellectuels ont la parole, des réunions en appartements (montada) sont organisées, la corruption est dénoncée, des manifestes et des pétitions circulent.
En 2001, une visite agitée en France
Dès l'automne 2001, des emprisonnements de journalistes ou d'intellectuels mettent fin aux espoirs de démocratie. Le régime de Bachar el-Assad est rapidement devenu ultra-répressif et opaque. Ses apparitions et discours publics sont rares mais mémorables. L'homme à la tête d'oiseau dérape régulièrement, et avec fracas.
La même année, juste avant sa dernière visite officielle en France, Bachar el-Assad déclare que le racisme israëlien était pire que le nazisme. Reçu à la mairie de Paris par Bertrand Delanoë, le chef d'Etat se fait huer par des élus brandissant des pancartes "antisémite". Le maire de Paris prend soin de faire un discours dénonçant l'antisémitisme "d'où qu'il vienne".
L'assassinat de Rafic Hariri marque la rupture avec Chirac
Depuis, les relations franco-syriennes se sont considérablement rafraîchies. Notamment vers la fin du mandat de Jacques Chirac. Entre les deux hommes, c'était pourtant bien parti. Il était même le seul chef d'Etat occidental à se rendre aux funérailles du Vieux Lion, en 2000. Christophe Boltanski et Eric Aeschiman dans leur livre "Chirac d'Arabie" (éd. Grasset), racontent même cette anecdote:
"Pendant la cérémonie, il serre longuement la main de Bachar: 'J'avais de l'estime pour votre père. Je viens aujourd'hui vous offrir mon amitié.' "
En 2001, Bachar Al-Assad était reçu reçu avec tous les honneurs à l'Elysée:
Depuis, le jeu trouble de la Syrie au Liban a définitivement ruiné ses relations avec la France. Jacques Chirac accuse Damas d’être responsable de l'assassinat de son ami l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005 (famille propriétaire de l'appartement parisien où il réside depuis mai 2007).
L'ex-président a déclaré qu’il n’assisterait pas au défilé du 14 juillet: le président syrien doit en effet être installé à la tribune d'honneur.
En 2005, quelques semaines après la mort de Rafik Hariri, une résolution de l'ONU a ordonné le retrait militaire syrien du Liban -occupé depuis 1975. Mais les attentats qui continuent d'endeuiller le pays sont attribués aux services syriens. Le soutien -notamment financier- assumé au Hezbollah est également reproché à Bachar el-Assad. De ce mouvement armé, qualifié de "terroriste" par Nicolas Sarkozy, le président syrien a dit, il y a quelques jours:
"Quand il y aura une paix véritable au Liban, en Syrie et dans les Territoires palestiniens, il n'y aura plus de raison de porter les armes."
Bachar el-Assad fait fuir les fidèles du 14 juillet
Ce soutien au Hezbollah explique le mouvement d'humeur des casques bleus, appelés à défiler sur les Champs-Elysées le 14 juillet. Le président de l'association internationale des casques bleus, Laurent Attar-Bayrou, avait déclaré à la fin du mois de juin que la présence du syrien constituerait "un scandale" et "une atteinte à la mémoire" des soldats français, tués en 1983 dans l'attentat du Drakkar, à Beyrouth au Liban. Attribué au Hezbollah, cet attentat a tué 58 soldats.
L'attaque a d'abord été revendiquée par un mouvement islamiste. La thèse du camion-suicide, retenue, est controversée. Une charge explosive aurait été laissée sous l'immeuble du contingent français:
Arrivé à Paris ce samedi, BachareAl-Assad doit rencontrer le président libanais, Michel Sleiman et apercevoir Ehoud Olmert. Nicolas Sarkozy souhaite ainsi une reprise de la diplomatie entre Beyrouth et Damas puis entre Damas et Israël. Pour les négociations et la photo de réconciliation, il faudra repasser.
Bachar el-Assad a fait savoir que négocier avec Israël "n'est pas comme prendre le thé". Peu attaché aux symboles, il a fait remarquer à des journalistes que sans préparation, une telle rencontre n'était pas envisageable: "Se contenter d'envoyer des signaux sans vrai résultat n'a pas de sens".
Et pour donner des gages de bonne volonté à cette fameuse "scène internationale" qu'il "réintègre", Bachar el-Assad a fait observer que "le processus de démocratisation a été ralenti du fait de l'isolement international de la Syrie, qui l'a obligée à modifier ses priorités."
Le président syrien s'est également déclaré pleinement satisfait de la méthode de politique étrangère réaliste menée par Nicolas Sarkozy. Plus de six mois après le retour de la Libye "dans le jeu international" par la grâce de Nicolas Sarkozy, nul écho pourtant d'un quelconque "printemps de Tripoli".
12 juillet 2008
11 juillet 2008
Politiquement Correct ...
Le postulat de l'article qui suit en dit plus long que je ne saurais le faire ...
Samie.
Postulat :
Le "politiquement correct" a été inventé pour permettre aux imbéciles de l'ouvrir et obliger les gens de bon sens à la fermer.
Mardi 8 juillet 2008
Comme un lapin incendiaire dans une pinède en plein été
Je ne sais pas si vous avez la même impression que moi, mais Sarkozy m’apparaît de plus en plus comme l’un de ces lapins auxquels, en plein été, les incendiaires attachent des chiffons imbibés d’essence qu’ils enflamment avant de lâcher le lapin dans la pinède pour déclencher un incendie de forêt.
Plus le climat social se réchauffe, plus cet homme-là s’ingénie, sous prétexte de rupture avec ses prédécesseurs, à multiplier les provocations.
Après s’être mis l’armée française à dos - ce qui est quand même un exploit remarquable quand on connaît la discrétion et la réserve dont celle-ci est capable de faire preuve -, il a réussi à déclencher une réaction enflammée du patron de France-Télévisions – qui a qualifié ses propos de " stupides " alors qu’il n’est pas réputé pour son manque de retenue - à se mettre à dos le commissaire européen délégué à l’O.M.C, et pour finir, à manifester son plus grand mépris pour les salariés de ce pays en déclarant, devant les cadres de l’UMP, à quel point il était fier qu’on ne s’aperçoive même plus de rien quand une grève avait lieu en France.
L’hebdomadaire " Marianne " nous avait averti, pendant la campagne électorale, des doutes qu’on pouvait avoir sur l’équilibre psychologique de ce personnage, et la réalité semble, hélas, confirmer le pronostic.
Comment expliquer qu’on puisse mettre autant d’acharnement à provoquer des affrontements entre les diverses catégories de population d’un pays et à le décrédibiliser au niveau international, donc attirer sur celui-ci la haine ou le mépris des autres pays, sans un désir inassouvi de détruire un pays auquel on veut viscéralement du mal ? Est-ce que les origines immigrées de cet homme l’ont tellement aigri contre la France et les Français qu’il rêve de les abaisser au plus bas ou faut-il chercher dans la structure de sa personnalité l’origine de cette déviance comportementale ?
Au-delà de son goût immodéré pour les apparats de la richesse et du pouvoir, qui ne montre au fond que la médiocrité de ses ambitions, cet homme ne souffre-t-il pas d’un incurable complexe d’infériorité qui le pousse à vouloir dominer et rabaisser ses concitoyens, quitte à aller jusqu’à les utiliser les uns contre les autres pour assouvir son besoin de supériorité sur eux ?
Ce qui est inquiétant, c’est qu’on a l’impression que, comme un pompier pyromane qui prendrait plaisir à noyer sous des tonnes d’eau les survivants d’un incendie qu’il aurait allumé, il est prêt à utiliser tous les prétextes pour humilier les simples citoyens, jusqu’à provoquer une révolte afin d’éprouver le plaisir de la faire mater en utilisant une police et éventuellement une armée disciplinées, ce qui lui permettrait de mettre fin à toute velléité de revendication. Et on voit bien la montée en puissance d’une arrogance et d’un mépris de plus en plus affirmés qui ne peuvent que laisser pantois quand on a connu les dirigeants plus avisés, et plus équilibrés, qui l’ont précédé.
Le pire, c’est que chacun sait que les pompiers pyromanes ne se soignent pas d’eux-mêmes.
Source : http://ehim.over-blog.com/article-21075443-6.html#anchorComment
A lire également de Serge Hefez ...
http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/2007/05/petite_leon_de_.html#more

10 juillet 2008
Doux fichiers ...
Edvige, Ardoise, Ariane et les autres…. N’y –t-il pas de plus douces harmonies à la lecture de ces noms empruntés à la mythologie, à la nature, aux exceptions que sont les femmes et leurs prénoms … par des hommes aux grandes ambitions, sous le prétexte ou la motivation de placer sous contrôle une population.
Samie.
Une pétition est mise à votre disposition suite à l’article suivant.
Le fichier Edvige ou la vie des autres
Evelyne Sire-Marin, magistrat, Fondation Copernic
Un décret du 27 juin 2008 a soulevé l’indignation de la Ligue des Droits de l’Homme, du Syndicat de la magistrature, du Syndicat d’éducateurs SNPES PJJ (FSU), de la LCR, du PCF et du PS, car il autorise désormais le fichage, sous le doux nom de fichier "EDVIGE"(1), de toute personne "ayant sollicité, ou exercé un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens s’étant un jour investis dans la vie publique. On est vraiment dans le film "la vie des autres" puisqu’il s’agit bien de centraliser dans un fichier policier les opinions politiques ou syndicales de tout un chacun, pour peu qu’il soit secrétaire de section syndicale, conseiller municipal, ou membre d’un comité d’entreprise ...
Il est également prévu de ficher toute personne de plus de 13 ans, tout groupe ou organisation dont l’activité est "susceptible de porter atteinte à l’ordre public" et de permettre aux services de police "d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions". Donc, les mineurs considérés comme menaçants par la police figureront dans Edvige, ainsi que toute personne qui voudra passer un concours administratif, ou avoir un emploi dans la sécurité.
La CNIL(2) a elle-même émis des réserves sur le très large accès à ce fichier, puisque tous les policiers et gendarmes de France pourront, "sur demande expresse", consulter toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, aux opinions, au patrimoine, au véhicule..., avec "photographie et signes physiques particuliers" de l’intéressé.
C’est donc peu dire que ce nouveau fichier est gravement attentatoire aux libertés fondamentales, puisqu’il instaure une présomption de culpabilité avec fichage illimité pour toute personne engagée dans la vie publique et pour certains mineurs soupçonnés d’appartenir à des "bandes".
Le prétexte de ce fichage massif est l’affrontement de deux bandes rivales dans le 19ème arrondissement de Paris, le 21 juin, laissant un blessé grave sur le trottoir, victime en outre d’insultes antisémites. Rachida Dati avait immédiatement annoncé qu’elle allait créer un fichier des "bandes". Et elle en profite pour l’étendre aux bandes... de militants politiques ou syndicaux.
Comme d’habitude, on se saisit d’un fait divers malheureusement banal pour donner à la police des pouvoirs disproportionnés: des dizaines d’affaires identiques sont jugées à Paris chaque année, des jeunes de 14 à 20 ans s’affrontant à coup de démonte-pneus et de gazeuses, au motif qu’ils n’habitent pas la même cité, alors qu’ils vivent le même désarroi social et les mêmes discriminations raciales. Le phénomène n’est pas nouveau, il existait déjà dans les années 1960, avec les "blousons noirs". Mais depuis 2002, l’UMP s’est employée à répondre en termes exclusivement sécuritaires à ces violences qui expriment avant tout une déliaison collective, une décomposition du tissu social liée au chômage de masse des jeunes des cités.
Chaque fait divers a été l’occasion pour Nicolas Sarkozy de faire voter un nouveau texte répressif, dont l’objectif est toujours le même. Stigmatiser comme délinquante une partie de la population considérée comme inintégrable, inemployable, et dangereuse : les jeunes des banlieues, les SDF, les prostituées, les malades mentaux, les étrangers sans papiers..., et maintenant les citoyens engagés, les ficher, et les punir.
Comme d’habitude, on claironne une nouvelle mesure répressive, alors que la police et la justice sont déjà parfaitement armées, et même bien trop, sur le plan du fichage. Ainsi 16 lois sécuritaires ont été votées depuis 2002 (3), afin de donner toujours plus de pouvoirs à la police pour contrôler les identités, placer en garde à vue (4), effectuer des perquisitions, poser des écoutes téléphoniques et des caméras de video-surveillance.
De très nombreux fichiers policiers ont été créés, dont le STIC (5), qui contient 7,5 millions de fiches de "mis en cause", conservées pendant 20 ans, et le FNAEG (6), qui n’est absolument pas un fichier spécialisé pour les délinquants sexuels, puisqu’y figurent pendant 25 ans les personnes interpellées pour vols, recel, dégradations et violences volontaires, outrages et rébellion. C’est ce fichier FNAEG qui vaut à des nombreux militants le recueil de leurs empreintes ADN, sous peine d’être condamnés à un an d’emprisonnement.
Le point commun de tous ces fichiers de police est de contenir des fiches de mineurs et de personnes simplement soupçonnées par la police, dont beaucoup n’ont jamais été condamnées.
Ainsi, s’agissant des bandes, il existait déjà, avant l’annonce de la création d’un fichier spécial, la possibilité de retrouver les mineurs ou les majeurs membres de groupes violents avec le STIC, le FNAEG.... et le fichier "CANONGE", fichier policier légalisé par la loi 12 décembre 2005. Il permet à tout service de police judiciaire de classer par caractéristiques les personnes interpellées dans les années précédentes ; sur un simple clic d’ordinateur, la police peut retrouver une personne déjà connue, correspondant à un critère précis. Par exemple, si une victime a remarqué que son agresseur portait des lunettes, ou la barbe, ou avait une tâche sur le visage, ou telle couleur de peau, la police fait défiler sur l’écran des dizaines de photographies comportant ce signe particulier, avec une légende concernant les antécédents de la personne.
Evidemment, le critère d’appartenance à une "bande" peut être lui aussi être entré dans le fichier Canonge, comme tous les autres critères, et sélectionné en cas de bagarres pour rechercher les auteurs. Si tant est, d’ailleurs, que ce critère ait un sens, alors qu’un adolescent peut très bien fréquenter des copains de son quartier sans pour autant être dans une bande organisée!
C’est ce que n’avaient pas vraiment compris les "Renseignements Généraux" (7), qui avaient tiré de fumeuses explications "ethniques" des émeutes des banlieues en 2005, dans un rapport qui leur valu une plainte de SOS racisme.
C’est ainsi des principes tels que la présomption d’innocence, le droit à la protection de ses données personnelles, le droit à la sûreté (8) sont déjà fortement mis à mal par l’existence d’innombrables fichiers de police (9), au nom de la "sécurité".
Pourquoi donc créer ce nouveau fichier EDVIGE, si ce n’est pour permettre à la Garde des Sceaux, Rachida Dati, de réoccuper l’espace médiatique qu’elle a perdu, en faisant d’une pierre deux coups: le fichage des mineurs des cités et celui des militants ?
L’utilisation politique de la sécurité et de l’idéologie victimaire est un ressort constant de ce gouvernement, dès qu’il s’agit de masquer le tragique échec des promesses présidentielles en matière de chômage et de pouvoir d’achat.
Le populisme pénal permet depuis 6 ans à l’UMP de remplacer l’antagonisme dominants/dominés, par le clivage coupables/ victimes. Même les grèves donnent lieu à cette analyse, les usagers étant les otages-victimes et les grévistes étant les coupables.
Chacun est ainsi renvoyé à sa faute et à sa responsabilité individuelle, qu’il s’agisse de problèmes de délinquance, de santé publique, d’éducation, d’immigration ou d’emploi.
Le véritable objet des lois sécuritaires est bien là: Il ne s’agit pas de lutter réellement contre la délinquance. Les chiffres calamiteux de la hausse des violences contre les personnes attestent d’ailleurs de l’inefficacité totale de la politique de tolérance zéro du gouvernement (10).
Le bénéfice idéologique recherché de cette idéologie sécuritaire est bien de masquer les réelles inégalités économiques et sociales de ce pays, la police étant utilisée comme le bras armé de la substitution de l’état pénal à l’état social.
E Sire-Marin, magistrat, Fondation Copernic
*Ces analyses sont développées dans un livre collectif à paraître chez syllepse en septembre 2008"l’indigent et le délinquant, punir les pauvres"
(1) "Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale" .
(2) CNIL: Commission nationale de l'informatique et des libertés
(3) Voici la liste des 16 lois sécuritaires votées depuis 2002, auxquelles il faut ajouter deux autres textes pénaux de caractère technique sur les juges de proximité et l’équilibre de la procédure pénale : Loi programmation de la justice du 3 août 2002 / Loi Perben 1 du 9 septembre 2002 / loi Sarkozy du 18 mars 2003 sur la "sécurité intérieure" / Loi sur l’immigration du 26 novembre 2003 / Loi sur l’asile 10 décembre 2003 / loi Perben 2, "criminalité organisée" du 9 mars 2004 / Loi 26 janvier 2005 sur les juges proximité / Loi 18 novembre 2005 sur la déclaration de l’état d’urgence / Loi 12 décembre 2005 sur la récidive / Loi 23 janvier 2006 contre le terrorisme / Loi 31 mars 2006 ," égalité des chances" / Loi immigration 26 juillet 2006 " immigration choisie" / Loi prévention délinquance 15 mars 2007 / Loi récidive 10 août 2007 / Loi Hortefeux 20 novembre 07 sur les étrangers (tests ADN) / Loi rétention de sûreté du 25 février 2008.
(4) Le nombre de gardes à vue a doublé depuis 2000: 562 000 personnes ont été gardées à vue en 2007. Ce sont surtout les étrangers en situation irrégulière qui sont concernés par cette augmentation exponentielle des gardes à vue (ils représentent le quart des gardes à vue) et les usagers de stupéfiants, cannabis et crack surtout (43 000 en 2007!)
( 5) STIC: système de traitement des infractions constatées; il est consulté 30 000 fois par jour (Le Monde 2007)
(6) FNAEG: fichier National automatisé des empreintes génétiques, créé par la loi Vaillant du 15 nov. 2001, dite "sécurité quotidienne", et étendu par la loi sécurité intérieure du 18 mars 2003. Il contient déjà 500 000 ADN.
(7) Les renseignements généraux ont fusionné avec la DST, au sein de la nouvelle DCRI (Direction Centrale du renseignement Intérieur), depuis le 1er juillet 2008 . On peut d’ailleurs se demander si le fichier Edvige n’est pas créé afin de donner un puissant outil de surveillance à ce nouveau service concentrant deux polices politiques jusqu’ici concurrentes.
(8) La Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 n’a jamais proclamé le droit à la sécurité, mais le droit à la sûreté, c’est à dire le droit de ne pas subir l’arbitraire de l’état, ce qui est bien différent.
(9) 33 Fichiers de police et de gendarmerie ont été recensés en 2006 par Alain BAUER, président de Observatoire national de la délinquance(http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/064000885/index.shtml).
(10) Les violences contre les personnes ont augmentées de 14,1% depuis 2005 ( sur la Seine ST Denis la délinquance a augmenté de 7,6 % depuis janvier 2006), chiffres de l’observatoire national de la délinquance.
http://malgretout.org/spip.php?article128
09 juillet 2008
Jusqu'où va le mépris ...
Les français n’ont pas besoin des syndicats pour se faire une opinion du marasme dans lequel ils se trouvent plongés depuis quelques mois… et si à travers les syndicats le président de la République met à mal les grèves, devenues invisibles à ses yeux, sans tenir compte de celles ou ceux qui battent ici ou là le pavé afin d’améliorer notre pouvoir d’achat, c’est qu’il ne trouve pas en face de lui des opposants réellement efficaces au sein d’une gauche désormais impuissante depuis qu’elle se livre à un combat des chefs sans merci niant celui qu’elle devrait mener pour rallier autour d’elle un maximum de déçus de la politique sarkozienne. Après avoir réussi à diviser les travailleurs entre eux, leur avoir ôté judicieusement les moyens de faire un grève à long terme, faute de se retrouver sans le sous les fins de mois, la gouvernance de ce pays se targue de minimiser les acquis que nos anciens avant nous ont eu tant de mal à mettre en place. Travailler plus et encore plus, telle est la devise qu’avec redondance le président et sa clique de nantis ne cessent de nous rabâcher, comme si nous n’avions pas d’autres choix que de travailler plus, tous autant que nous sommes, afin d’améliorer un quotidien qui pèse lourd sur nos fins de mois, dont quelques uns sont difficiles à boucler pour la plupart des travailleurs promis à la pauvreté. Devenu la principale préoccupation de la majorité des français, compte tenu de l’inflation, de la hausse des prix des carburants et autres substances impalpables, des trop nombreuses taxes auxquelles nous sommes soumis, cet ordinaire qui est le nôtre, au lieu de nous réjouir comme il le devrait après maintes et maintes promesses oubliées, nous ôte tout espoir d’espérer d’une quelconque politique qu’elle vienne à notre secours. La mal-être gagne lentement celles et ceux qui en silence avalent les vipères et chacun des engagements non tenus que la gouvernance est en train de lui faire avaler. En effet, nombreux sont celles et ceux parmi nous français qui avons de graves problèmes pour joindre les deux bouts, se soigner ou simplement « manger pour vivre » quand il suffirait pour eux comme pour une minorité de nantis de notre société qu’ils leur arrive de « vivre pour manger », sans avoir à se soucier de chair et d’abondance, vantée avec clairvoyance par les plus repus d’entre nous et une publicité de plus en plus mensongère.
Samie.
Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de voir le sourire épanoui de notre gnome présidentiel et le sentiment de jouissance qui avait l’air de l’animer lorsqu’il a déclaré à la tribune de la réunion des cadres de l’UMP : " Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit ! " mais ce sourire et cette jouissance sont tout à fait révélateurs de ce qui anime ce revanchard traumatisé par mai 68.
On se rend alors bien compte que la haine et le mépris du peuple des travailleurs de base ont été, et sont toujours les moteurs des hommes politiques qui se mettent servilement au service de la minorité des nantis pour espérer profiter de leur gratitude et s’assurer quelques profits matériels aussi ridicules que quelques montres de luxes, séjours sur des yachts ou dans des résidences de luxe et autres éléments de confort que le pouvoir peut leur apporter.
Au-delà du mépris affiché pour les classes populaires, on se rend bien compte que, en enlevant tout sens aux moyens pacifiques de protestation que la législation donne aux travailleurs de base, le gouvernement actuel et la minorité possédante qui le soutient sont prêts, et semblent même souhaiter aller à l’affrontement pour pérenniser par la force cet ordre économique injuste qui prive 90% de la population d’un partage équitable des richesses produites par tous mais qui en redistribue 80% à une minorité de nantis
Cela rappelle l’arrogance des valets qui, sous l’Ancien Régime, en fidèles serviteurs des aristocrates qui opprimaient le peuple, étaient prêts à user de la force où même, comme les soldats de la garde royale, n’hésitaient pas à tirer sur le peuple pour que cet ordre injuste soit maintenu.
On sait ce qu’il est advenu des aristocrates et de leurs valets dans ce pays, et il serait dommage que ceux qui les ont remplacés aujourd’hui ne tirent pas les enseignements des leçons que l’Histoire a toujours données à toutes les époques au minorités qui se croyaient à l’abri dans leurs coffres-forts, ainsi qu’à leurs serviteurs.
pour nous à une politique dont la stratégie consiste à diviser les français, dont la grande majorité n’ont plus les moyens financiers de tenir la dragée haute à ce gouvernement qui fait tout pour réduire à néant té de ce n’est pas
Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de voir le sourire épanoui de notre gnome présidentiel et le sentiment de jouissance qui avait l’air de l’animer lorsqu’il a déclaré à la tribune de la réunion des cadres de l’UMP : " Désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s’en aperçoit ! " mais ce sourire et cette jouissance sont tout à fait révélateurs de ce qui anime ce revanchard traumatisé par mai 68.
On se rend alors bien compte que la haine et le mépris du peuple des travailleurs de base ont été, et sont toujours les moteurs des hommes politiques qui se mettent servilement au service de la minorité des nantis pour espérer profiter de leur gratitude et s’assurer quelques profits matériels aussi ridicules que quelques montres de luxes, séjours sur des yachts ou dans des résidences de luxe et autres éléments de confort que le pouvoir peut leur apporter.
Au-delà du mépris affiché pour les classes populaires, on se rend bien compte que, en enlevant tout sens aux moyens pacifiques de protestation que la législation donne aux travailleurs de base, le gouvernement actuel et la minorité possédante qui le soutient sont prêts, et semblent même souhaiter aller à l’affrontement pour pérenniser par la force cet ordre économique injuste qui prive 90% de la population d’un partage équitable des richesses produites par tous mais qui en redistribue 80% à une minorité de nantis
Cela rappelle l’arrogance des valets qui, sous l’Ancien Régime, en fidèles serviteurs des aristocrates qui opprimaient le peuple, étaient prêts à user de la force où même, comme les soldats de la garde royale, n’hésitaient pas à tirer sur le peuple pour que cet ordre injuste soit maintenu.
On sait ce qu’il est advenu des aristocrates et de leurs valets dans ce pays, et il serait dommage que ceux qui les ont remplacés aujourd’hui ne tirent pas les enseignements des leçons que l’Histoire a toujours données à toutes les époques au minorités qui se croyaient à l’abri dans leurs coffres-forts, ainsi qu’à leurs serviteurs.
source : http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr
08 juillet 2008
Bon an, Mal an ...
Quand il est entré dans nos vies,
Avec promesses et souliers vernis,
Talonnettes pour rehausser son acabit,
L’homme que quelques uns croyaient béni,
Nous saluait tous, le visage ravi.
Sa conquête vers l’Elysée accomplie,
Après avoir joui d’abondantes popularités
Issue de nantis, de quelques notoriétés
Ou de gens apeurés,
L’homme enfin grisé savoure sa victoire bien entouré …
Entre palaces, yachts et riches somptuosités.
Des engagements qu’il nous offrit d’écouter
Au temps d’une campagne sûrement maîtrisée
A ceux qu’il ne tiendra jamais …
Des affres vécues bien avant lui
A celles qu’il aura déployées
Nous en faisant baver plus que jamais
Depuis ce fameux mois de Mai,
L’homme ne cesse de gesticuler, de nous manipuler
Sans le moindre sourcil ciller.
Des perspectives directives
Nous conduisant à la dérive
Aux gestes autoritaires
Pour les plus réfractaires ;
Des conseils salutaires
Pour les plus débonnaires,
Au « cass-toi pauv con »
Adressé à la terre entière,
L’homme s’élève de plus en plus
De fondements en statuts
Afin de creuser nos maux et s’envoler nos écus,
Nous mettre à nu.
De ce prestige qu’au conditionnel
Que certains pensent providentiel,
Il vit en remplissant son escarcelle
Ainsi que celle de serviles fidèles
Mais durant seulement quelques ans,
Bon-an, mal-an
Passés à décliner
Son agressivité
Ou son mauvais caractère.
L’homme autrefois adulé
En oublie l’essentiel,
La colère populaire
Brisant l'élection présidentielle.
Samie.
La fin de l'autorité présidentielle?
Par Édouard Husson, historien de l'Allemagne contemporaine, qui note l'absence d'instinct et de maîtrise de Nicolas Sarkozy dans l'exercice du pouvoir.
Edouard Husson - ©Mathieu Génon Rien n'est plus difficile que de diriger des hommes, a fortiori quand il s'agit d'exercer la fonction de Président d'une république de plus de soixante millions d'habitants. Nicolas Sarkozy va en faire, toujours plus, l'amère expérience. Quel curieux homme que l'actuel président de la République. Il a montré un réel talent pour conquérir son actuelle fonction. Mais, maintenant qu'il y est parvenu, il semble être dénué de tout instinct quant à l'exercice du pouvoir.
Quelques scènes reviennent immédiatement à l'esprit: le président élu jouissant ostensiblement de l'argent mis à sa disposition par des grands patrons dès le soir de son élection; défiant la France entière lorsqu'on lui reproche le prix de la montre qu'il porte au poignet, la remplaçant par une "encore beaucoup plus chère"; étalant de façon impudique son nouvel amour et affichant son bonheur personnel d'époux récent d'une millionnaire au moment où tant de Français se demandent comment ils vont boucler leur fin de mois; augmentant son salaire au lieu de contribuer à hausser le pouvoir d'achat des Français.
Question de tempérament ?
Peut-être tout cela aurait-il été finalement accepté par les Français si le nouveau président avait su garder ses distances, faire un usage rare de la parole présidentielle, agi plus que parlé, conservé au pouvoir tout son mystère. Mais Nicolas Sarkozy a choisi la voie contraire. De même qu'il jouit ostensiblement de l'argent mis à sa disposition, il expose en permanence sa fonction. Il est non seulement en permanence à l'écran mais il pratique une version pour le moins curieuse d'un "pouvoir proche du citoyen". Aucune maîtrise, aucune retenue: un marin-pêcheur lui lance un quolibet, le président lui propose, entouré de ses gardes du corps, une baston, comme dans une cour d'école; le "casse-toi, pauvre c..." lancé à un contestataire au salon de l'agriculture restera un épisode tristement célèbre de la déchéance de la fonction présidentielle; tout comme le "on va vous niquer" lancé à François Hollande dans un avion ramenant les principaux responsables politiques français du Liban, alors que Nicolas Sarkozy lui-même les avait invités à l'accompagner.
Valéry Giscard d'Estaing avait, voici trente ans, voulu abolir toute distance entre lui-même et les citoyens. Il n'avait pas la vulgarité de Nicolas Sarkozy et n'aurait jamais insulté personne en public mais les Français, en 1981, lui ont tenu rigueur de son mélange d'arrogance de grand-bourgeois et d'abolition du mystère qui doit entourer le pouvoir. Ses deux successeurs, François Mitterrand et Jacques Chirac, avaient retenu la leçon - il est vrai que leur tempérament les poussait, chacun à sa manière, à prendre de la hauteur par rapport aux affaires politiques ordinaires, à créer une distance entre eux-mêmes et les gouvernés. Sans s'en rendre compte, Nicolas Sarkozy est revenu aux erreurs giscardiennes, en les accentuant par une absence de contrôle de soi.
Dire que Nicolas Sarkozy n'a, paradoxalement, pas l'instinct du pouvoir, c'est remarquer qu'il ne comprend pas, à la différence de ses deux prédécesseurs, comme le pouvoir est difficile à manier pour celui qui l'exerce, comme il peut se retourner du jour au lendemain contre lui. Celui qui s'élève au-dessus de tous les autres s'expose. L'adulation peut se retourner instantanément en détestation, l'admiration en envie, "la roche tarpéienne est proche du Capitole". Avoir l'instinct du pouvoir, c'est mettre une distance entre soi-même et les administrés, c'est multiplier les intermédiaires, qui pourront essuyer la colère populaire, sauvegardant le prestige du chef suprême, c'est donner du poids à la parole présidentielle en la rendant rare et quelquefois obscure.
Le déclin de l'autorité
L'individu démocratique est encore plus exigeant vis-à-vis de ceux qu'il élève sur le pavois que ne l'étaient ses ancêtres vis-à-vis de leurs monarques. La confiance accordée est provisoire et le droit d'être au-dessus des autres n'est accordé que conditionnellement. Contrairement à l'opinion répandue, le chef démocratique doit inspirer un respect absolu. Les spécialistes en communication qui ont amené les responsables politiques à "se déshabiller en public" en permanence ont accompagné le déclin du fonctionnement des institutions démocratiques.
Nous vivons en direct le déclin de l'autorité de Nicolas Sarkozy. Sa chute dans les sondages a été spectaculaire l'hiver dernier; et le chef de l'État ne peut pas remonter s'il s'obstine à utiliser les mêmes méthodes, à étaler son goût de l'argent, exposer sa femme, insulter ses interlocuteurs en public, intervenir sur tous les sujets, y compris des questions insignifiantes. Les généraux et les professeurs redressent la tête alors que le chef de l'État leur affiche son mépris en public. Le président de France Télévision vient de franchir un seuil en retournant contre le Président sa façon de faire, parlant d'un jugement présidentiel comme "stupide et faux". Et cela ne s'arrêtera pas là.
Nicolas Sarkozy semble être inconscient du danger qu'il y a à se mettre à la portée de ceux qu'on gouverne tout en ne cessant de répéter que l'on est le chef. Il risque de servir d'exutoire aux frustrations de la société française, les faits se mettant à mimer la violence de ses propos. Quand l'on force un chef d'Etat major à démissionner pour une défaillance locale, on s'expose à devoir un jour quitter le pouvoir contraint et forcé pour une bavure policière en banlieues. Quand on explique publiquement que la justice a été trop lente à poursuivre le précédent président de la République, on prend le risque d'être un jour soi-même sans recours face à la justice. Quand on dit à un simple citoyen "casse-toi, pauvre c...", il est probable que l'on quittera l'Élysée sous les injures.
Dimanche 06 Juillet 2008 Édouard Husson pour le journal Marianne.

















